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La Normandie commande 40 trains à Bombardier

Bombardier va fournir 40 trains à la région Normandie.

Bombardier va fournir 40 trains à la région Normandie. - Eric Piermont - AFP

La région Normandie va commander 40 nouveaux trains à Bombardier d'ici fin novembre, a annoncé Guillaume Pepy, le président de la SNCF, ce jeudi.

La région Normandie s'apprête à commander quarante trains au groupe Bombardier pour remplacer ses trains Corail Intercités, a-t-on appris jeudi à l'occasion de la venue dans cette région du président de la SNCF.

"Le 23 novembre la région va commander, avec de l'argent qui vient de l'Etat, soit 720 millions d'euros, 40 nouveaux trains pour changer les Corail qui existent aujourd'hui sur les lignes Paris-Rouen-Le Havre et Paris-Caen-Cherbourg", a déclaré Guillaume Pepy, président de la SNCF, en déplacement à Rouen. 

"Les Corail ont 40 ans et sont obsolètes. Les nouveaux trains arriveront fin 2019", a-t-il ajouté au cours d'un débat avec des décideurs sur le thème de la mobilité. "Ces trains seront des Omneo premium à deux étages du groupe Bombardier", a précisé le vice-président de la région Normandie, chargé des Transports, Jean-Baptiste Gastinne.

Un besoin urgent de commandes

Le groupe québécois, concurrent d'Alstom, qui construit ses trains à Crespin (Nord) est le seul à pouvoir proposer rapidement un modèle adapté aux besoins de la Normandie. Le conseil régional de Normandie présidé par Hervé Morin (UDI) a été le premier en France à prendre le contrôle des lignes de trains Intercités circulant sur son territoire.

En avril dernier, un accord avait été passé au Mont Saint-Michel entre le Premier ministre Manuel Valls et Hervé Morin prévoyant qu'en échange d'un financement de l'Etat pour de nouveaux trains, la région normande prenait en charge l'exploitation des lignes ferroviaires de Normandie, y compris leur éventuel déficit.

Lundi, le président de Bombardier Transport France, Laurent Bouyer, avait indiqué être en "discussions avec la Normandie sur environ 40 rames". Il avait estimé en outre que la filiale française du groupe avait besoin de commandes "dans les six à neuf mois", pour éviter "une situation sociale extrêmement difficile".

N.G. avec AFP