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La dette de la SNCF n'est pas due "au statut de cheminot", reconnaît Olivier Dussopt

Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics.

Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics. - Ludovic Marin / AFP

Pour le secrétaire d'Etat, la dette colossale de la SNCF est "le résultat de choix faits pendant 20 ou 30 ans" et non au statut des agents.

Le secrétaire d'Etat à la fonction publique Olivier Dussopt reconnait que la dette de la SNCF n'était pas à mettre sur le compte du statut des cheminots, au lendemain d'une première période de grève dans l'entreprise ferroviaire.

"Le gouvernement, le Premier ministre lui-même, tout le monde s'accorde à dire que la dette de la SNCF n'est due ni au statut de cheminot, ni due à l'implication des agents. C'est le résultat de choix faits pendant 20 ou 30 ans", a-t-il déclaré sur Sud Radio.

Dans le cadre de sa réforme ferroviaire, le gouvernement souhaite cesser le recrutement au statut pour les nouveaux embauchés.

La reprise de la dette n'est "pas un préalable" 

Les syndicats, pour qui la question de la dette est primordiale, réclament sa reprise par l'Etat. "La ministre des Transports (Elisabeth Borne) a d'ores et déjà dit que ce n'était pas un préalable", rappelle Olivier Dussopt.

"Aujourd'hui, le gouvernement propose différentes pistes de travail: d'abord réorganiser la société, pour qu'elle soit plus solide et que la question de la dette puisse être traitée", explique-t-il.

Parallèlement, le Premier ministre Edouard Philippe s'est dit "ouvert" sur France Inter à une reprise d'une partie de la lourde dette de la SNCF, qui s'élève à environ 50 milliards d'euros, mais avec comme préalable des "contreparties" qui soient "extrêmement claires".

J.-C.C. avec AFP