BFM Business

La Défense va tester les navettes sans conducteur

Les navettes autonomes circuleront pendant 6 mois sur l'esplanade de La Défense.

Les navettes autonomes circuleront pendant 6 mois sur l'esplanade de La Défense. - David McKelvey - CC

Le quartier des affaires des Hauts-de-Seine va tester jusqu'à fin 2017 trois navettes autonomes et électriques, qui peuvent transporter une quinzaine de personnes et desserviront 9 stations, en semaine et le week-end.

Trois navettes autonomes vont être testées jusqu'à la fin de l'année dans le quartier d'affaires de La Défense, à l'ouest de Paris, a indiqué lundi la région Ile-de-France, qui a confié cette expérimentation à Keolis, filiale de la SNCF.

Les véhicules sans chauffeur du constructeur Navya "circuleront pendant six mois sur l'esplanade" de La Défense, où elles desserviront neuf arrêts de 8h à 20h en semaine et de 10h à 18h les week-ends et jours fériés, précise un communiqué.

Ces trois navettes, à propulsion 100% électrique, peuvent emporter chacune 11 passagers assis et 4 debout, à une vitesse moyenne de 7 km/h, avec une pointe à 10 km/h. Dans un premier temps, un agent sera présent à bord de chaque navette durant l'été, puis les véhicules circuleront "sans présence de personnel à bord à partir de la rentrée".

Mesurer l'acceptabilité des usagers envers ce service

Cette expérimentation sera "financée à 100% par Ile-de-France Mobilités", nouveau nom du Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif), qui veut ainsi mesurer "l'acceptabilité de ce nouveau service de la part des usagers".

Sans attendre les résultats de ce test, la région prévoit déjà d'en lancer un deuxième "dès septembre" avec la RATP, dans le Bois de Vincennes, à l'est de la capitale. "Si ce type d'expérimentation s'avère concluante, les véhicules autonomes pourraient venir enrichir la palette de transports", ajoute la région, qui envisage même "la création de nouvelles lignes".

D'autres tests de navettes autonomes ont déjà été conduits ces derniers mois à Paris, par la RATP entre les gares de Lyon et d'Austerlitz, ainsi qu'à Lyon, par Keolis dans le quartier de Confluence.

N.G. avec AFP