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La concurrence peut "redonner ses lettres de noblesse au train du quotidien", promet Transdev

Le PDG de Transdev, qui travaille sur l'ouverture à la concurrence du rail français, estime que de nouveaux acteurs peuvent aussi faire "progresser" la SNCF.

Fin 2020, la SNCF perdra son monopole sur le transport ferroviaire en France. Plusieurs acteurs se préparent pour proposer des alternatives dans 4 régions, déjà très intéressées par une mise en concurrence rapide : la région Sud, le Grand Est, les Hauts-de-France et les Pays de la Loire. Des secteurs où Transdev prépare ses dossiers. "On y travaille, on n'est d'ailleurs pas le seul opérateur alternatif à y travailler", indique ainsi ce mardi sur BFM Business Thierry Mallet, PDG de Transdev, qui était invité dans l'émission "12H, L'heure H".

L'entreprise s'est déjà bien implantée en Allemagne pour concurrencer la Deutsche Bahn, équivalent de la SNCF outre-Rhin. Une expérience qui doit encourager la mise en concurrence en France selon Thierry Mallet. "Aujourd'hui, le prix du train en Allemagne est inférieur de 30% du prix en France" assure-t-il. "Il y a une meilleure qualité de service. Donc c'est un vrai enjeu, aujourd'hui, de mettre en concurrence la SNCF pour que la SNCF progresse."

"En Allemagne, la Deutsche Bahn a progressé du fait de l'ouverture de la concurrence" poursuit-il. "Elle est toujours restée largement majoritaire, elle a 60% du marché. Et donc je pense qu'il y a une véritable volonté politique et on va l'accompagner pour pouvoir, effectivement, ouvrir à la concurrence les lignes en France, et faire du meilleur service et de la meilleure qualité. Et redonner, en particulier, ses lettres de noblesse au train du quotidien."

Mais Transdev n'est pas le seul intéressé par la mise en concurrence. L'italien Trenitalia et l'allemand Flixbus seraient aussi intéressés.

Thomas Leroy