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La colère de Chauffeur-Privé contre le gouvernement, les taxis et... Uber

Sur BFM Business, Yan Hascoet, cofondateur et PDG de Chauffeur-Privé, donne sa vision de la loi Grandguillaume qui a été votée en juillet et passera au Sénat dans quelques jours.

Sur BFM Business, Yan Hascoet, cofondateur et PDG de Chauffeur-Privé, donne sa vision de la loi Grandguillaume qui a été votée en juillet et passera au Sénat dans quelques jours. - BFM Business

Sur BFM Business, Yan Hascoet, cofondateur et PDG de Chauffeur-Privé, a vivement réagi contre la loi qui va encadrer les VTC. Selon lui, elle est dictée par le lobby des taxis pour freiner l’expansion des VTC.

Faut-il tout savoir de l’ère victorienne pour devenir un bon chauffeur de VTC? Évidemment non, mais c’est pourtant l’une des questions à laquelle devront répondre les postulants à l’examen de VTC. Pour Yan Hascoet, cofondateur et PDG de Chauffeur-Privé, elle exprime à elle seule la volonté de freiner le développement de cette activité qui, selon lui, "a déjà créé 5.000 emplois par an". 

Invité de Good Morning Business, le dirigeant s’est montré particulièrement virulent sur la loi Grandguillaume qui va encore imposer de nouvelles règles pour devenir chauffeur de VTC comme passer un examen de conduite. "Cela fait 4 ans que la réglementation évolue pour complexifier l’accessibilité à ces métiers. Avant, il suffisait d’avoir un permis de conduire, son bac et un casier vierge. Petit à petit, on a rendu ça de plus en plus compliqué".

La puissance des lobbies et des intérêts particuliers

Yann Hascoet note aussi la raréfaction des sessions d’examen que la nouvelle loi devrait limiter à une par mois, et qui ont été confiées aux Chambres des métiers et de l’artisanat. "Les taxis sont très présents dans ces organisations qui sont souvent présidées par des taxis. Par ces biais, le gouvernement cherche à étouffer l’accessibilité au métier de VTC".

"Et pour finir, cette loi est faite en procédure d’urgence. Est-ce vraiment l’urgence nationale de légiférer sur les VTC? Ça montre la puissance des lobbies et des intérêts particuliers pour bloquer une industrie qui se développe. […] Et c’est un gouvernement de gauche qui empêche des milliers de jeunes des cités d’accéder à un emploi".

Quant à la fiscalité, le patron de Chauffeur-Privé explose sur le lien que l’on fait entre les VTC français et Uber. "Nous sommes entre le marteau et l’enclume. D’un côté Uber qui ne paye pas ses impôts en France, de l’autre les taxis qui pour des raisons qu’on connaît tous, ont rarement la CB qui fonctionne. D’un point de vue de la justice fiscale, on est en porte-à-faux".

Pascal Samama