BFM Business

Heuliez a fermé ses portes

L'équipementier automobile a fermé le 31 ocobre

L'équipementier automobile a fermé le 31 ocobre - -

Le carrossier et équipementier automobile mis en liquidation judiciaire le 30 septembre a définitivement fermé ses portes le 31 octobre. Une société d'économie mixte dont la région Poitou-Charentes est actionnaire a été créée. Objectif: trouver un nouvel investisseur.

L'usine Heuliez de Cerisay, dans les Deux-Sèvres, a définitivement fermé ses portes le 31 octobre. Les 283 salariés restants du groupe sont donc sans emploi. En 2004, Heuliez comptait encore 2.400 salariés.

Le 30 septembre dernier, le tribunal de commerce de Niort avait prononcé la liquidation judiciaire de l'entreprise Heuliez, avec un mois de poursuite d'activité. Le 23 septembre, la justice avait constaté l'absence d'offre de reprise pour l'équipementier.

L'Espagnol Cosmos, un temps évoqué pour reprendre l'entreprise, avait renoncé. Il réclamait l'assurance de décrocher des marchés de pièces de rechange auprès de constructeurs européens, en particulier Volkswagen. Quant à la nouvelle Banque publique d'investissement, elle n'est pas intervenue dans le dossier.

Pour Heuliez, une page se termine après des années de difficultés. Le premier dépôt de bilan du groupe est intervenu en 2007. L'entreprise comptait alors 3.000 salariés.

Ségolène Royal y croit encore

Est-ce vraiment la fin pour Heuliez? Ce n'est pas l'opinion de Ségolène Royal. La présidente PS de la région Poitou-Charentes, par ailleurs vice-présidente de la BPI, a fait de ce dossier une affaire personnelle. Très critiquée y compris à gauche pour son "acharnement" à soutenir l'équipementier automobile, elle avait estimé le 20 octobre sur BFMTV que "c'est uniquement pour m'enfoncer qu'on parle d'échec" dans le sauvetage d'Heuliez.

La région a, en effet, mis en place une société d'économie mixte (Sem) en injectant 650.000 euros de fonds publics. Cette SEM a repris les actifs d'Heuliez dans l'attente de trouver un possible repreneur. Elle a repris une quinzaine de salariés. En cas d'échec, la SEM vendra les actifs pour rembourser la région.

P.C et AFP