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Guillaume Pepy : "la réforme ne peut pas se régler à l’intérieur de la SNCF"

Le PDG de la compagnie ferroviaire a jugé incongrue l’idée de la CGT d’organiser un vote des cheminots sur la réforme de la SNCF, ce mardi sur RMC. "C’est comme si c’était les inspecteurs des impôts qui faisaient les réformes fiscales", a-t-il considéré.

Les syndicats du ferroviaire sont sortis peu convaincus par leurs entretiens à Matignon lundi. La CGT Cheminots a annoncé la poursuite de la grève et a proposé d'organiser un référendum interne pour que les salariés se prononcent sur la réforme de la SNCF. L’idée a semblé saugrenue au PDG de la compagnie, Guillaume Pepy, invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC ce matin.

"La réforme ne peut pas se régler à l’intérieur de la SNCF", a souligné Guillaume Pepy. L’entreprise est publique, il revient donc aux députés et sénateurs de décider de son statut, de la reprise de sa dette et des autres "gros sujets", a-t-il estimé. Les salariés de la SNCF qui participeraient à élaborer la réforme, "C’est comme si c’était les inspecteurs des impôts qui faisaient les réformes fiscales", a-t-il considéré. 

"Dans trois semaines, cette affaire sera finie"

Dans la négociation pour se mettre d’accord sur une nouvelle convention collective, patronat et syndicats en sont "aux deux-tiers du chemin", a affirmé Guillaume Pepy. "Seulement" trois sujets –les plus épineux- restent à discuter: "les métiers et la rémunération, la protection sociale et enfin, la mise en œuvre de la loi sur la concurrence".

Tout ceci donnera lieu à un nouveau contrat de travail pour les futurs cheminots. Un contrat qui n’obligera pas les signataires à commencer tout en bas de l’échelle, comme c’est le cas actuellement, affirme Guillaume Pepy. "Le futur contrat de travail dira ‘Monsieur, si vous avez cinq ans d’expérience dans une autre entreprise comme soudeur ou électro-mécanicien, bien sûr qu’on va reprendre votre expérience ou votre ancienneté".

Et de conclure, que "à la fin du mois, dans trois semaines, cette affaire sera finie : le Sénat aura probablement voté la loi, et le Premier ministre aura probablement dit de combien l’État va désendetter la SNCF". À ce propos, "moi je n’ai pas le chiffre" a-t-il affirmé, "et je pense que lui-même (le Premier ministre) ne l’a pas parce qu’ils sont en train d’en discuter".

N.G.