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Grèves pendant l'Euro 2016: Vidalies craint pour l'image de la France

La SNCF pourrait bloquer l'Euro 2016.

La SNCF pourrait bloquer l'Euro 2016. - Franck Fife - AFP

"Le secrétaire d'État chargé des Transports espère que les négociations avec la SNCF vont aboutir avant le début de la compétition."

Alain Vidalies espère que les "discussions légitimes" en cours à la SNCF vont aboutir avant l'Euro-2016 de football pour ne "pas remettre en cause l'image de la France". "J'espère qu'on arrivera à une phase conclusive à la fin de la semaine prochaine", donc avant l'Euro-2016 de football qui débute le 10 juin, a déclaré le secrétaire d'État chargé des Transports sur France Info, faisant état de "discussions légitimes" et "compliquées".

"Aucun Français, quelles que soient ses convictions, ne comprendrait que pour des problèmes de ce type on remette en cause l'image de la France et ce rendez-vous important", a-t-il ajouté. "Franchement je n'ose pas imaginer que pour ces raisons-là et pendant cette période très particulière, les cheminots prennent le risque de bloquer la France", avec un mouvement de grève, a-t-il insisté.

Nouvel accord sur le temps de travail

Les syndicats de cheminots négocient actuellement avec la direction de la SNCF un nouvel accord sur le temps de travail et avec le patronat du secteur ferroviaire une convention collective harmonisée pour l'ensemble du secteur (fret/voyageurs, SNCF/privé), en vue de l'ouverture élargie à la concurrence à partir de 2020. Ces négociations doivent aboutir avant le 1er juillet. Pour la SNCF, il s'agit de revoir "la façon de faire les 35 heures" grâce à une organisation plus flexible, sans toucher aux durées annuelles de travail ni réduire le nombre de jours de repos. Le groupe veut aboutir au 7 juin.

Mais la perspective d'une grève dure est réelle: tous les syndicats ont déposé des préavis reconductibles couvrant la période de l'événement sportif. "Je soutiens ce que la direction demande pour essayer d'avoir un peu plus d'efficacité dans l'organisation", a déclaré Alain Vidalies, relevant "une disproportion" entre les enjeux et l'importance du mouvement social.

D. L. avec AFP