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Grève SNCF: "Le front syndical est moins uni", affirme Élisabeth Borne

Élisabeth Borne, la ministre des Transports était, vendredi 13 avril, l'invité de BFMTV. Refusant de commenter la mobilisation des cheminots, elle a fait un point sur les négociations en cours avec les syndicats.

Ce vendredi marquait le troisième épisode de grève à la SNCF. Pour rappel, les salariés de la SNCF protestent contre le projet de réforme de l'entreprise ferroviaire souhaité par le gouvernement. À l'appel de l'intersyndicale, les cheminots sont appelés à débrayer suivant un complexe calendrier alternant trois jours travaillés et deux journées de mobilisation.

Selon la ministre des Transports, "le font syndical est moins uni qu'on ne pourrait penser ou qu'il ne peut apparaître". Élisabeth Borne relève que "certains syndicats sont contre l'ouverture [du rail, NDLR] à la concurrence". Ce qui implique des "discussions plus difficiles", tandis que "d'autres ne sont pas non plus pour le principe de l'ouverture à la concurrence, mais sont là pour répondre aux questions des cheminots". "La CFDT-Cheminots note qu'il y'a des avancées [dans les négociations, NDLR] et l'intersyndicale dit que rien n'a avancé", argumente-t-elle. 

La ministre des Transports a précisé qu'au cours des "deux semaines de débats au Parlement, plus d'une centaine d'amendements ont été adoptés dont certains proposés par les syndicats, comme l'introduction de clauses sociales dans les appels d'offres". Élisabeth Borne a par ailleurs précisé que "ni l'ouverture du rail à la concurrence, ni l'organisation de la SNCF, ne seront réglé par ordonnance". Ces deux points étant "contenus dans le texte de loi" qui sera soumis au vote mardi 17 avril.

Interrogée sur la dette de la SNCF, qu'elle qualifie de "problème", Élisabeth Borne a confirmé (après Emmanuel Macron et Bruno Le Maire) que celle-ci serait "reprise par l'État". La ministre des Transports n'a toutefois pas précisé quel montant serait repris ni selon quel calendrier.

A.M.