BFM Business

Grève des pilotes de Hop!: 151 vols annulés jeudi

151 vols seront annulés.

151 vols seront annulés. - PHILIPPE HUGUEN / AFP

Près d'un quart des 850 pilotes de Hop! suivront la grève ce jeudi. Sur les 481 vols que la compagnie devait assurer ce jour-là, plus d'un tiers ont été annulés.

La grève des pilotes de Hop! (filiale du groupe Air France) sera suivie par 23% du personnel jeudi, au premier jour du mouvement, mais "87% des vols court et moyen-courrier d'Air France seront assurés", a indiqué la direction mercredi à l'AFP. Une première estimation mardi évoquait le maintien de "plus de 80% des vols".

La grève, jusqu'à mardi inclus, sera suivie au premier jour par près d'un quart des 850 pilotes de Hop!, a dit à l'AFP Alain Malka, directeur général adjoint de la filiale. Dans le détail, "151 vols seront annulés" sur les 481 prévus initialement pour la seule compagnie Hop!, un chiffre à rapporter aux 1.113 vols programmés sur le réseau court et moyen-courrier du groupe Air France, a-il-précisé.

Les avions régionaux concernés

Les perturbations concernent uniquement les avions régionaux de Hop!, une entité juridique parfois confondue avec la marque commerciale "Hop! Air France" qui rassemble tous les vols court et moyen-courrier d'Air France. Les aéroports parisiens d'Orly et de Roissy seront touchés, comme ceux de Nantes, Strasbourg, Toulouse, Rennes, Clermont-Ferrand, Bordeaux, Lyon ou encore Marseille. Quelques vols vers l'Italie, l'Allemagne et la Belgique sont aussi concernés, selon le site de la compagnie.

Deux syndicats (SNPL et FUC) sont à l'origine de la première grève de pilotes chez Hop!, jeune filiale d'Air France qui a absorbé les anciennes compagnies régionales Airlinair, Brit Air et Regional. La fusion, effective depuis avril 2016, a rendu caducs les accords sociaux précédents, entraînant l'élaboration d'une convention unique.

Échec des négociations avec le SNPL

La direction est parvenue à un accord avec le SPL (23% des voix pilotes), mais les négociations ont échoué avec le FUC (16%) et, surtout, avec le SNPL, majoritaire à 57%. Les revendications du premier syndicat de pilotes allaient "bien au-delà" de ce que la direction pouvait accepter, selon Alain Malka, qui se dit "meurtri et désolé" pour les vacanciers concernés.

Selon lui, la direction a déjà "accepté au cours des négociations de mettre un cadrage financier plus élevé" que prévu, l'accord sur la table prévoyant "une augmentation de (la) masse salariale de 2,5%". "Tout le monde gagne" en matière de rémunération, d'après Alain Malka qui reconnaît néanmoins que l'harmonisation des conditions de travail "ne se fait pas par le haut", mais "plutôt en médian".

Le dirigeant rappelle qu'un accord a été trouvé pour le personnel au sol et qu'un autre, concernant les hôtesses et stewards, fait actuellement l'objet d'une consultation de la part des syndicats.

P.L avec AFP