BFM Business

Grève à Air France: les prévisions pour vendredi

Comme ce jeudi, les vols moyen-courriers devraient être les plus perturbés. D'après les estimations de la compagnie, seul les trois-quarts du programme prévu pourra être assumé.

"Plus de 80%" des vols programmés par Air France vendredi pourront être assurés. Un chiffre quasi identique à celui de jeudi, a annoncé la direction dans un communiqué. Précisément, la compagnie nationale anticipe pour ce jour où se concentre une grand partie des départs en vacances "plus de 90%" des vols long-courriers, 85% des vols intérieurs et 75% des moyen-courriers à Roissy.

Au troisième jour du conflit entamé par les hôtesses et les stewards, la mobilisation reste soutenue. 37% du personnel appelé à cesser le travail s'est déclaré en grève pour ce vendredi, selon la direction. Elle estime que la grève a touché 30.000 passagers. 

32 et 35% de vols annulés jeudi

Pour ce jeudi, Air France avait annoncé qu'elle allait faire voler plus de 90% de ses avions long-courriers, plus de 70% des moyen-courriers et plus de 80% des vols intérieurs. Vendredi, le programme de vols sera respecté à "plus de 80%". Ces chiffres intègrent les vols assurés par la filiale domestique Hop! d'Air France, qui n'est pas concernée par la grève, a appris l'AFP auprès du groupe aérien.

Pour la seule compagnie Air France, les annulations ont concerné jeudi 163 vols sur 516 programmés depuis ou vers l'aéroport de Roissy (32%), selon des sources aéroportuaires interrogées par l'AFP. À Orly, 59 vols ont été annulés sur 171 (35%).

"Regrettable et agressif"

Les hôtesses et stewards protestent contre le renouvellement pour 17 mois de l'accord d'entreprise fixant notamment leurs règles de travail, de rémunération et de déroulé de carrière, jugeant "insuffisante" cette durée. La grève, à l'appel de cinq syndicats dont deux représentatifs - le SNPNC-FO et l'Unsa-PNC qui revendiquent ensemble 45% des voix du personnel -, est prévue jusqu'au 2 août.

En fonction depuis le début du mois de juillet, le PDG du groupe Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac, juge "regrettable et agressif" ce mouvement social.

A.R. avec AFP