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Google, Ford et Uber créent un lobby pour défendre la voiture autonome

Google, Ford, Volvo, Uber et Flynt viennent de créer un lobby défendant le véhicule autonome aux États-Unis. (image d'illustration)

Google, Ford, Volvo, Uber et Flynt viennent de créer un lobby défendant le véhicule autonome aux États-Unis. (image d'illustration) - Noath Berger - AFP

"Leur alliance, à laquelle sont également associés Lyft et Volvo, vise à accélérer leur déploiement des voitures sans chauffeurs sur les routes américaines. Leur principal objectif: que le dossier soit géré au niveau fédéral et non plus État par État."

Les voitures sans chauffeurs ne demandent qu’à rouler. Pour accélérer leur déploiement sur les routes américaines, le géant de l’Internet Google, le service de réservation de voiture avec chauffeur Uber et le constructeur Ford viennent de créer un lobby commun.

Baptisé "coalition de conduite autonome pour des rues plus sûres", cette alliance compte également pour membre fondateur Lyft, le principal concurrent américain d’Uber, et le constructeur automobile suédois Volvo.

Ces cinq sociétés se sont fixé comme objectif de "travailler avec les législateurs, les régulateurs et le public" afin d’informer sur "les avantages" qu’offrent de tels véhicules. Ils insistent notamment sur le fait que les véhicules sans chauffeur permettent d’améliorer la mobilité des personnes handicapées et âgées, de réduire le nombre d’accidents et de limiter les embouteillages dans les agglomérations. 

Faire évoluer la réglementation 

En réalité, si une telle association a vu le jour, c'est plus pour tenter de faire évoluer les lois applicables à la circulation de ces véhicules dits "autonomes" que pour en faire leur promotion. Actuellement, ce sont les différents États qui légifèrent, au cas par cas, sur leur utilisation. Un mécanisme qui ne satisfait pas ces entreprises. 

Ce nouveau lobby compte donc "travailler avec les législateurs pour trouver de bonnes solutions" permettant de "faciliter le déploiement" et l'utilisation de ces véhicules sans chauffeurs sur le sol américain. Pour David Strickland, un ancien responsable de l'agence américaine de sécurité routière, désormais porte-parole de la coalition, "la meilleure voie pour cette innovation, c'est d'avoir une série claire de normes fédérales." 

Début 2016, l'administration Obama s'était également prononcé en faveur d'une harmonisation des règles applicables à ce type de véhicules afin d'accélérer leur arrivée sur les routes du pays. En parallèle, un plan d'investissements de près de quatre milliards de dollars avait aussi été annoncé. 

A.M. avec AFP