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Face au TGV Paris-Bordeaux, Air France ne désarme pas

Alors que le temps de trajet en train entre Paris et Bordeaux se réduit considérablement, Air France ne compte pas supprimer sa liaison aérienne. La compagnie fourbit ses armes pour limiter la casse.

Le nouveau TGV Paris-Bordeaux sera inauguré samedi par Emmanuel Macron, pour une mise en service dimanche. Désormais, il faudra à peine plus de deux heures pour se rendre d'une ville à l'autre en train. Une nouvelle liaison qui va représenter un sérieux concurrent pour l’avion. Mais Air France ne baisse pas les bras.

Quand le TGV a mis Strasbourg à deux heures de Paris, la compagnie aérienne a tout bonnement fermé sa liaison. Cette fois, elle veut se battre. Entre Paris et Bordeaux, les 55 minutes de vol sont incompressibles. C'est donc à l'aéroport qu'il faut gagner du temps, pour vraiment marquer la plus-value de l'aérien par rapport au ferroviaire.

Généraliser les bornes automatiques

Air France compte ainsi généraliser l'enregistrement par borne automatique et les portiques d'embarquement automatisés. De quoi gagner un quart d'heure.

Pour autant, Air France ne se berce pas d'illusions. Le groupe est bien conscient que sa compagnie régionale, Hop, va perdre des parts de marché. Son objectif est de limiter la casse en conservant 10% du marché dont elle détient aujourd'hui 30%.

Air France espère que ceux qui resteront feront partie de la clientèle "affaires", celle grâce à laquelle la compagnie fait le plus de marges. Air France se donne jusqu'à la fin de l'été avant de faire un premier bilan et de réduire éventuellement son offre si la chute du nombre de passagers est trop importante.

Mathieu Sevin, édité par N.G.