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Depuis le 1er janvier, Uber coûte plus cher à Paris et la neige n'y est pas pour grand chose

Uber a perdu 25% de ses chauffeurs depuis décembre 2017

Uber a perdu 25% de ses chauffeurs depuis décembre 2017 - Andrew CABALLERO-REYNOLDS / AFP

La plateforme de mise en relation a perdu un quart de ses chauffeurs, les titulaires d'une licence Loti étant désormais contraints de passer un examen pour continuer d'utiliser l'application. Cette pénurie a entraîné une hausse moyenne de 10% des prix.

C'est une nouvelle réglementation qu’Uber paye très cher. Depuis le 1er janvier et l’entrée en vigueur de la loi Grandguillaume, les chauffeurs titulaires d’une licence Loti ne peuvent plus exercer pour le compte des plateformes de mise en relation. Désormais, il leur faut passer un examen pour devenir chauffeur de VTC.

Résultat, Uber, leader du marché, a vu le nombre de ses conducteurs dégringoler. "Nous recensons en janvier environ 20.000 chauffeurs actifs sur l’application Uber en France, soit une baisse de près de 25% par rapport à décembre 2017", confie au Figaro, Steve Salom, directeur France, Suisse et Autriche.

Dès lors, des milliers de chauffeurs Loti ont déserté l’application. Et l’hémorragie pourrait être encore plus importante dans les prochains mois. En effet, 3800 chauffeurs Loti disposent d’un récépissé pour exercer jusqu’au 31 mars, le temps de passer l’examen pratique ou d’obtenir une équivalence. Uber a d'ailleurs engagé une vaste campagne de publicité pour "recruter" de nouveaux chauffeurs.

Augmentation du temps d'attente... et des prix

Au total, Uber a perdu 5000 à 6000 chauffeurs à Paris, avec pour conséquence l’augmentation du temps d’attente pour les usagers de 5 à 25% selon les arrondissements et de plus de 25% en banlieue.

La baisse du nombre de chauffeurs et l’augmentation du temps d’attente ont entrainé une hausse des prix sur l’application. Ces derniers ont augmenté de 10% en moyenne en Ile-de-France entre les mêmes semaines de décembre et janvier. Une hausse qui s’explique par l’algorithme dynamique développé par Uber qui fait évoluer les tarifs à la hausse pour que les chauffeurs arrivent rapidement à l’endroit où se trouve la demande.

De leur côté, les taxis, contraints d'appliquer des prix fixes, semblent tirer profit de la baisse de l’offre d’Uber. Le patron des taxis G7, Nicolas Rousselet, a notamment indiqué que le nombre de demande de courses avait augmenté de 19,5% au mois de janvier.

P.L