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Les chauffeurs Uber en France ne pourront plus conduire autant qu'ils le voudront

Une mesure similaire a été prise au Royaume-Uni.

Une mesure similaire a été prise au Royaume-Uni. - Geoffroy van der Hasselt - AFOP

La compagnie de VTC va limiter le nombre d'heures de conduite de ses chauffeurs. Elle a pris mardi la même décision pour ses chauffeurs au Royaume-Uni.

La compagnie de VTC Uber a indiqué qu'elle allait limiter le nombre d'heures passées en course de ses chauffeurs en France, afin de réduire leur fatigue. La mesure sera d'abord expérimentée sur une centaine de chauffeurs "dans les jours à venir", avant d'être déployée progressivement dans l'Hexagone, a précisé l'entreprise américaine dans un communiqué.

"Cette fonctionnalité vise à les encourager à prendre des pauses régulièrement et limiter, les cas rares de plus de 10 heures consécutives en course", a expliqué Uber. Concrètement, après avoir accumulé 10 heures de conduite, les chauffeurs devront prendre 6 heures de pause, après quoi ils pourront se reconnecter à l'application et accepter de nouvelles courses. 

"Une première" dans l'industrie

Uber a déjà annoncé la mise en place de la même politique pour ses chauffeurs au Royaume-Uni, en évoquant "une première" dans l'industrie des véhicules avec chauffeurs.

Fabian Tosolini, représentant de la CFDT VTC-Loti, a dénoncé auprès de l'AFP une décision prise de manière "unilatérale". "Plutôt que de discuter intelligemment, ils mettent la charrue avant les boeufs" alors qu'"on est en pleine période de travaux sur la tarification minimum et l'encadrement du temps de travail", a-t-il poursuivi.

Le ministère des Transports avait annoncé en décembre dernier la création d'une mission de "réflexion" sur la régulation du secteur des VTC, principalement sur la règlementation du temps de conduite et la mise en place d'un tarif minimum. Ses conclusions sont attendues au mois de mars. De plus, Uber veut "travailler sur la limitation du temps de conduite, mais ils ne veulent pas discuter de la tarification" alors que les deux sujets vont de pair, a encore regretté Fabian Tosolini.

D. L. avec AFP