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Cinq questions sur le nouveau service d’autopartage de Renault à Paris

Le groupe Renault a annoncé ce mercredi lancer en septembre une nouvelle offre d’autopartage. A la différence d'Autolib' qui ferme le 31 juillet, ce service ne fonctionnera pas avec un système de stations.

La page d'Autolib' se tourne avec l'arrivée de Renault qui a décrit ce mercredi les grandes lignes d'une nouvelle offre de mobilité à Paris. Parmi celle-ci figure un nouveau service d'autopartage 100% électrique.

>Devra-t-on se garer dans des stations? 

Non. C'est le principal changement par rapport à Autolib'. Le service d'autopartage de Renault repose sur du "free floating", c'est-à-dire sur des véhicules sans borne. Un accord avec la mairie de Paris permettra aux utilisateurs de ce service de se garer sur n'importe quelle place de stationnement, sans payer le parcmètre. Les 3.244 places Autolib' présentes dans la capitale et qui seront libérées à partir du 31 juillet seront aussi mises à la disposition des véhicules en autopartage. D'autres services différents de Renault pourraient être amenés à utiliser ces places également.

L'inconvénient de ce système est de ne pas pouvoir réserver de place à l'avance, comme c'était le cas avec Autolib'. La mairie de Paris table sur la libération de nombreuses places de parking depuis la réforme du stationnement. Renault compte de son côté s'appuyer sur des systèmes d'aide à la navigation et des plateformes digitales pour aider les conducteurs à trouver une place. 

>Dans quelles voitures pourra-t-on rouler? 

Les véhicules seront évidemment des voitures Renault, issue de sa gamme 100% électrique. On pourra ainsi prendre le volant d'une Zoé, le modèle phare du groupe mais aussi d'une Twizy. Des utilitaires type Kangoo Z.E et Master Z.E compléteront la gamme.

Renault met en avant l'autonomie de ses véhicules, qui ne nécessitent pas d'être branchés entre deux utilisations, comme c'était le cas pour Autolib'. Un service interviendra régulièrement pour la maintenance et la recharge des véhicules.

>Combien de véhicules vont être mis en service? 

Pour l'instant, le nombre de véhicules disponibles en septembre reste à préciser. Mais le groupe Renault prévoit de déployer 2.000 véhicules d'ici fin 2019. Un déploiement important, mais qui reste inférieur aux quelque 4.000 véhicules Autolib' qui étaient en service en région parisienne. 

Lors de la présentation du service ce mercredi, le directeur adjoint de Renault Thierry Bolloré a toutefois fait savoir que le groupe avait vocation à "faire croître largement ce nombre" au fur et à mesure de sa progression. 

>Dans quel périmètre pourra-t-on circuler? 

A son lancement, la zone d'action du nouveau service d'autopartage sera surtout Paris mais aussi la petite couronne. "Le but premier c'est de répondre aux besoins des Parisiens et des Franciliens" a souligné Thierry Bolloré, précisant que l'offre de Renault devrait être "au service de la métropole". Le périmètre pourrait évoluer en fonction des usages, des besoins mais aussi de la rentabilité.

>L'autopartage pour quel tarif? 

Renault n'a pas annoncé pour l'instant le prix auquel les Franciliens pourront emprunter ses véhicules en autopartage. Le directeur adjoint du groupe a toutefois précisé que le service se veut "abordable".

L'utilisateur ne paiera en revanche que sa consommation, sans avoir à payer d'abonnement. Une application permettra d'utiliser le service et de déverrouiller les voitures. 

Carole Blanchard