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Airbus A380: réparations obligatoires pour cause de risque de micro-fissures

Une directive a été émise par l'Agence européenne de la sécurité aérienne obligeant les compagnies aériennes à se plier à une recommandation d'Airbus.

Les A380 encore en exploitation devront passer au garage. Le 7 septembre dernier, l'EASA, l'Agence européenne de la sécurité aérienne, a émis une alerte enjoignant les compagnies aériennes dont les appareils sont immatriculés en Europe à suivre obligatoirement une recommandation de réparations d'Airbus, le fabricant du super-jumbo.

Cette recommandation invitait les clients de l'avionneur à effectuer des réparations sur les joints de la peau du fuselage au niveau du cône arrière de l'appareil afin d'éviter des risques d'apparition de micro-fissures.

En réalité, ce problème n'est pas nouveau. Airbus avait déjà émis en 2019 une recommandation de réparation, rendue ensuite obligatoire par l'EASA, mais il semble que le protocole proposé entrainaît de nouveaux problèmes.

Nouvelle solution

"Une analyse de tolérance à la fatigue et aux dommages a montré que les joints de la peau du fuselage avec la structure dans le cône arrière n’atteignent pas l’objectif de service conçu pour l’avion. Des fissures ont été trouvées dans les rayons d’angle, sur la base de ces résultats, de nouveaux tests et analyses en laboratoire ont été effectués et, sur la base des résultats, une nouvelle solution a été développée", explique l'agence.

Les compagnies concernées ont 2100 cycles ou 15.400 heures de vol pour effectuer ces réparations.

Rappelons néanmoins que si l'A380 a été abandonné par certaines compagnies comme Air France ou Thai Airways (car trop gourmand et inadapté à la nouvelle demande), il est encore exploité par Emirates, Korean Air, China Southern... alors que d'autres compagnies qui l'avaient stoppé envisagent de le faire à nouveau voler.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business