BFM Business

À Paris, les taxis haussent le ton contre le gouvernement

Des chauffeurs de taxis parisiens réclament la mis en oeuvre du fonds de garantit qui doit compenser la chute de la valeur de la licence.

Des chauffeurs de taxis parisiens réclament la mis en oeuvre du fonds de garantit qui doit compenser la chute de la valeur de la licence. - Jack Guez - AFP

À l'appel du syndicat SUD-Taxis, les chauffeurs manifestent à Paris pour réclamer la mise en oeuvre du fonds de garantie et le respect du monopole des taxis.

Cela faisait des mois que les taxis n’avaient pas manifesté contre les VTC, laissant ces derniers agir contre les plateformes. À une semaine du premier tour de la présidentielle, ils ont décidé de se faire entendre par une manifestation à Paris qui les mènera ce samedi matin, selon Le Parisien, de la Porte Maillot au ministère des Transports sur le boulevard Saint-Germain. Si leur colère est portée par les VTC, le mouvement lancé par le syndicat SUD-Taxi vise surtout le gouvernement qui est accusé de ne pas avoir fait respecter la loi Thévenoud de 2014.

Par cette action, Adil Karami, représentant de SUD-taxi, réclame entre autres le respect du monopole des taxis pour la "maraude", qu’elle soit numérique ou non, ainsi que la mise en oeuvre d'un fonds de garantie "dans d'autres conditions que celles proposées par l'État".

Un taxi pour cinq à six VTC

Ce fonds, évalué à 5 milliards d'euros, qui avait été annoncé il y a tout juste un an vise à compenser la valeur de la licence de taxi qui s’est effondré particulièrement à Paris depuis l’arrivée des VTC. Selon le syndicat, Paris compterait 44 000 VTC dans la capitale, soit un taxi pour cinq à six VTC. 

Cette manifestation "pascale" ne serait que le prélude à une action plus ferme si le ministère des Transports fait la sourde oreille à ces demandes. Les chauffeurs mobilisés dans cette action menacent de bloquer les aéroports ou les gares dès la semaine prochaine.

Pascal Samama