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Un équipage de Ryanair contraint de dormir dans l'aéroport où leur avion était coincé

Coincé en Espagne à Malaga par une tempête, un équipage de la compagnie low cost irlandaise a été contraint de dormir dans l'aéroport, aucune chambre d'hôtel n'ayant été mise à leur disposition. La photo les montrant couchés à même le sol a fait le tour des réseaux sociaux.

La (mauvaise) réputation sociale de Ryanair en tant qu'employeur ne va pas s'améliorer. Dans une photo (cf illustration ci-dessous) qui a fait le tour des réseaux sociaux, on voit six membres d'un équipage de la compagnie low cost dormir à même le sol dans une pièce d'un aéroport.

Basé à Porto au Portugal, où il était censé revenir une fois terminées leurs rotations journalières, l'équipage a été bloqué dans l'aéroport espagnol de Malaga dans la nuit du samedi 13 ou dimanche 14 octobre par une tempête. Mais ils n'étaient évidemment pas les seuls coincés sur place et, qui plus est, ce week-end comprenait un jour férié en Espagne, de sorte qu'aucune chambre d'hôtel n'était semble-t-il disponible cette nuit-là à Malaga pour les accueillir.

La compagnie aérienne s'est excusée et affirme que la photo serait le fruit d'une mise en scène. Selon Ryanair, aucun membre du personnel n’a été contraint de dormir tout la nuit par terre. "Les membres du personnel ont passé une courte durée dans la pièce avant d'être déplacés dans une salle VIP. Ensuite, ils sont retournés à Porto le jour suivant et aucun membre du personnel ne travaillait sur un vol", explique la direction de la compagnie low cost.

Sur son compte Twitter (illustration ci-dessus), Peter Bellew, le directeur des opérations de Ryanair, présente ses excuses à l'équipage qui n'a pas pu être logé à Malaga, tous les hôtels étant selon lui complets dans la cité espagnole.

Le syndicat portugais du personnel de compagnies aériennes SNPVAC conteste cette version, rapporte la BBC anglaise: "Les 24 membres du personnel ont été placés dans la pièce de 1h30 à 6h sans accès à de la nourriture, ni à des boissons, et sans avoir une place où s'asseoir. Il n'y avait que 8 chaises pour les 24 membres. Ils n'avaient pas d'autre choix que celui de tenter de se reposer sur le sol."

Frédéric Bergé