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  Uber subit un premier raid des autorités en Chine

Des responsables des administrations du transport, de la sécurité, du commerce et de l'industrie ont investi les locaux d'Uber à Guangzhou (Canton)

Des responsables des administrations du transport, de la sécurité, du commerce et de l'industrie ont investi les locaux d'Uber à Guangzhou (Canton) - AFP Philippe Lopez

Les bureaux d'Uber à Guangzhou (Canton) ont été perquisitionnés et du matériel informatique saisi. Uber est actif en Chine dans neuf villes dont Pékin et Shangai.

Un premier gros obstacle se dresse sur le route d'Uber en Chine, où la société est présente avec son service de voiture avec chauffeur depuis 2013.

Les responsables des administrations du transport, de la sécurité, du commerce et de l'industrie ont investi les locaux d'Uber à Guangzhou (Canton), emportant un grand nombre d'iPhones, selon un journal local cantonnais.

Les autorités de la ville de Guangzhou n'ont pas communiqué à propos de cette opération. Donc, il était impossible de connaître les griefs exacts reprochés à Uber.

La société américaine a, de son côté, indiqué coopérer avec les instances compétentes, sans cependant confirmer la perquisition.

Uber n'est pas le seul à proposer des services de réservation en ligne de voiture avec chauffeur privé. Les applications chinoises de réservation de taxi sur smartphones Kuaidi Dache et Didi Dache, respectivement soutenues par les géants du web Alibaba et Tencent, avaient lancé au second semestre 2014 un service similaire à celui d'Uber mettant en contact des passagers et des conducteurs de véhicules privés.

Le ministère des transports suit de près le dossier des VTC

Uber est actuellement présent dans neuf villes chinoises, y compris Pékin et Shanghaï. Le moteur de recherches Baidu, qui occupe une position dominante en Chine, avait annoncé, en décembre 2014, être entré au capital de l'entreprise.

Le ministre chinois des transports, sans formellement condamner les services de voiture privé, a déclaré en avril 2015 que des problèmes demeurait concernant l'exercice illégal de cette activité, les responsabilités obscures des plates-formes Internet de réservation et le peu de garanties offertes à propos des droits du consommateur et de la sécurité du client.

Plusieurs pays d'Europe, d'Amérique et d'Asie ont lancé des procédures en justice contre Uber après les protestations des compagnies de taxi traditionnelles. En mars, un tribunal allemand a purement et simplement interdit à la société américaine d'exercer son activité de mise en relation de passagers et d'automobilistes dans le pays. En réponse, Uber a déposé début avril des plaintes auprès de l'Union européenne contre la France, l'Allemagne et l'Espagne, dénonçant des atteintes au droit de la concurrence.

F.Bergé avec AFP