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Uber à Marseille: la préfecture de police clarifie sa position

La préfecture de police voulait éviter que se reproduisent les violences et les troubles à l'ordre public de l'été dernier.

La préfecture de police voulait éviter que se reproduisent les violences et les troubles à l'ordre public de l'été dernier. - Bertrand Langlois - AFP

À Marseille, la décision de la préfecture de police d’interdire le service UberX n’aura pas fait long feu. Celle-ci nuance sa décision et précise que seuls les chauffeurs qui enfreignent la loi seront poursuivis.

Tout ça pour ça. Après l’interdiction plutôt étonnante des services de VTC Uber à Marseille, la Préfecture de Police a décidé de revoir sa copie. Dans un communiqué diffusé jeudi dans la soirée, les autorités ont tenu à apporter quelques précisions.

D'abord, l'arrêté n'est pas une décision anti-Uber. La préfecture se défend de "vouloir interdire de manière générale l'activité des transports en commun à titre onéreux organisée par l'entreprise Uber X".

En fait, le texte visait "à interdire l'activité des conducteurs qui comme cela est indiqué dans l'article 1er de l'arrêté exercent dans des conditions non réglementaires: défaut de formation, défaut d'enregistrement, défaut d'autorisation, maraudes..." Bref, la police va interpeller les chauffeurs qui ne respectent pas la loi. Fallait-il un arrêté pour le préciser?

"Interdire les pratiques illégales"

Il semble que oui. Comme l’indiquent les autorités, "les contrôles ont mis en évidence ces types d'infractions qui ont d'ailleurs été à l'origine de nombreux troubles à l'ordre public opposant les chauffeurs de taxi aux chauffeurs partenaires d'Uber", soulignent-elles. "C'est en ce sens que ces pratiques illégales ont été interdites." La préfecture fait savoir que "des précisions seront apportées prochainement à l'arrêté".

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Uber dit prendre "acte des clarifications apportées par le Préfet de Police des Bouches-du-Rhône confirmant la légalité de l'application Uber et de son option uberX" et attendre "les précisions qui seront apportées prochainement à l'arrêté".

Pascal Samama avec AFP