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Malgré le scandale, Facebook ne perd pas ses utilisateurs

Mark Zuckerberg pendant la F8, la conférence des développeurs Facebook, le 1er mai 2018

Mark Zuckerberg pendant la F8, la conférence des développeurs Facebook, le 1er mai 2018 - JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Les trois quarts des Américains n'ont pas changé leurs habitudes sur Facebook malgré le scandale Cambridge Analytica. 64% s'y rendent au moins une fois par jour, révèle un sondage Ipsos pour Reuters.

Le mouvement DeleteFacebook (Supprimez Facebook) n’aura pas eu l’effet escompté. Les utilisateurs du réseau social n’ont pas changé leurs habitudes, révèle un sondage Ipsos pour Reuters. Pour l’instant, Facebook n’a subi aucun effet néfaste après le scandale Cambridge Analytica.

Christopher Wylie, un ancien employé de Cambridge Analytica, une firme d’analyse de données, a révélé fin mars que les données de millions d’utilisateurs Facebook s’étaient retrouvées entre les mains de son entreprise, qui a notamment œuvré pour la campagne de Donald Trump. Depuis, Facebook tente de regagner la confiance de ses utilisateurs. Mark Zuckerberg, son PDG, a présenté ses excuses et annoncé une série de mesures pour permettre de mieux gérer ses données personnelles.

64% des Américains consultent Facebook chaque jour

L’enquête d’opinion, effectuée du 26 au 30 avril, révèle que la moitié des Américains n’a pas changé ses habitudes sur Facebook. Un quart assure s’en servir moins et 3% des interrogés disent avoir supprimé leur compte. Mais cette baisse de fréquentation est compensée par les 22% qui révèlent l’utiliser plus souvent. En tout, 64% des Américains consultent Facebook au moins une fois par jour. 

La communication de Facebook sur le remodelage des outils permettant de paramétrer son compte semble avoir payé. Seuls 14% des utilisateurs de Facebook ne savent pas comment changer leurs paramètres de confidentialité sur Facebook, contre 34% sur Twitter et 23% sur Instagram. Au final, près de la moitié (44%) des utilisateurs Facebook ont effectivement changé leurs paramètres après les révélations du mois de mars. Le réseau semble avoir limité la casse.

Le sondage Reuters/Ipsos a été effectué en ligne en anglais dans l'ensemble des États-Unis. Il a recueilli les réponses de 2194 adultes, dont 1938 utilisateurs de Facebook, 1167 utilisateurs de Twitter et 1237 utilisateurs d'Instagram.

https://twitter.com/Pauline_Dum Pauline Dumonteil Journaliste BFM Tech