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Locations de vacances: Google (encore) accusé de concurrence déloyale

34 entreprises et six fédérations de dix pays européens ont signé une lettre adressée à la Commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager.

34 entreprises et six fédérations de dix pays européens ont signé une lettre adressée à la Commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager. - Pixabay

Une fois de plus, le géant américain est accusé d'avoir abusé de sa position dominante dans la recherche en ligne de locations de vacances pour favoriser son propre service… Au détriment de ceux de ses rivaux.

Les sites de location de vacances comme Expedia et Tripadvisor, mais également les fédérations d'entreprises touristiques ne sont pas contents. Ces derniers ont accusé lundi à Bruxelles le géant américain Google de concurrence déloyale. Ils estiment que le mastodonte américain aurait, une fois de plus, abusé de sa position dominante dans la recherche en ligne afin de favoriser son propre service de locations de vacances, au détriment de ceux proposés par ses rivaux.

Pour partager leur mécontentement, 34 entreprises et six fédérations œuvrant dans dix pays européens ont signé une lettre adressée à la Commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager. Une lettre rendue publique ce lundi, soit seulement deux jours avant que ne soient prononcer des plaidoiries très attendues face à la justice européenne dans une affaire similaire et pour laquelle Google a fait appel.

En effet, l'entreprise américaine a déjà été condamnée à une amende de 2,4 milliards d'euros en 2017 par la Commission européenne pour avoir favorisé Google Shopping, son comparateur de prix, au détriment de ses rivaux.

"Etendre sa domination"?

"Nous assistons actuellement à une tentative, de la part de Google, d'étendre sa domination dans la recherche en ligne pour les locations de vacances", écrivent les plaignants dans cette lettre dont l'AFP a obtenu une copie et dont le Financial Times s'était d'abord fait l'écho.

La Commission européenne a confirmé la réception de cette lettre, mais s'est, pour l'heure, refusée à tout commentaire. Quant à Google, également interrogé par l'AFP, il a simplement répondu par courriel "être en train de tester un nouveau format de présentation de recherches en ligne".

Un second document lu par l'AFP fait enfin état d'une plainte de 67 pages sur ce sujet adressée à la Commission européenne en mars 2019 par une firme basée en Allemagne, dont le nom a été masqué. A noter cependant que le dépôt d'une plainte n'oblige en rien la Commission à ouvrir une enquête.

J.C-H avec AFP