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Le Brexit fait augmenter les prix de Microsoft au Royaume-Uni

Microsoft, dirigé par Satya Nadella, va augmenter les prix de ses produits destinés aux entreprises britanniques.

Microsoft, dirigé par Satya Nadella, va augmenter les prix de ses produits destinés aux entreprises britanniques. - Stephen Brashear - AFP

Le géant des logiciels va augmenter les prix de ses produits pour les entreprises britanniques en raison de la chute de la livre. Une conséquence du Brexit.

Le géant américain de l'informatique Microsoft va augmenter sensiblement ses prix au Royaume-Uni début 2017 pour des logiciels et des services proposés aux entreprises, en répercussion à la chute de la livre britannique.

Le groupe a pris cette décision pour "harmoniser" ses prix à l'échelle européenne, explique-t-il dans un communiqué publié vendredi sur son site internet, comme il l'avait fait en avril 2016 pour répondre aux variations de la couronne norvégienne et du franc suisse.

Une hausse entre 13 et 22%

Dès le 1er janvier 2017, les prix en livre des logiciels pour entreprises vont augmenter de 13% et ceux des services de "cloud" (dématérialisés en ligne) de 22%. Microsoft précise que ces changements ne concernent en rien les logiciels et services proposés aux particuliers.

Cette hausse des prix décidée par Microsoft constitue une nouvelle illustration des conséquences de la chute de la devise, qui a perdu 15% de sa valeur face à l'euro et près de 20% face au dollar depuis le vote en faveur du Brexit le 23 juin. La dépréciation de la devise se répercute directement sur les sociétés étrangères qui vendent au Royaume-Uni leurs biens, comme les automobiles, l'informatique, les vêtements ou certains aliments.

Une flambée de l'inflation?

Le chiffre d'affaires réalisé dans le pays est mécaniquement diminué lorsqu'il est converti en euros ou en dollars. La chute de la livre a concerné jusqu'à la fameuse pâte à tartiner Marmite, qui bien que produite au Royaume-Uni a été brièvement retirée de la vente mi-octobre sur le site internet de Tesco puisque son producteur, le groupe néerlandais Unilever, a voulu imposer une hausse de prix au groupe de distribution, avant que les deux parties ne trouvent rapidement un accord.

En outre, la hausse des prix des biens importés fait craindre une flambée de l'inflation qui a déjà accéléré en septembre à 1% sur un an et qui n'avait pas été si vigoureuse depuis novembre 2014.

N.G. avec AFP