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Health Data Hub: Microsoft balaye les critiques sur le contrôle des données

Invité sur le plateau de Good Morning Business, le patron de Microsoft France est revenu sur la future plateforme de santé, mise en place par le gouvernement pour centraliser les données, grâce aux serveurs de Microsoft.

Confier ses données sensibles d'une population entière aux GAFA, est-ce vraiment une bonne idée? C'est le débat qui agite la France depuis le lancement officiel, le 1er décembre dernier, du Health Data Hub, la future plateforme des données de santé de la France.

Et c'est notamment le fait d'avoir confié l'hébergement de ces données au géant américain Microsoft qui est très critiqué. "Il n'y a pas vraiment de raisons d'être inquiet" assure pourtant sur le plateau de Good Morning Business, ce vendredi, Carlo Purassanta, président de Microsoft France.

"Notre business model, ce n'est pas de regarder les données"

"Il y a beaucoup d'émotion, il y a beaucoup de débat mais il faut, surtout sur les données de santé, une précision millimétrique quand on parle de ce genre de choses" poursuit-il. "Microsoft est un producteur d'infrastructures. Notre business model, ce n'est pas de regarder les données quelles qu'elles soient."

Une phrase répétée à l'envi par les gestionnaires de données, y compris par le très controversé Huawei. "Nous avons cinq procès avec le gouvernement américain" détaille Carlo Purassanta. "Quand on a pensé qu'il nous demandait des choses qui ne sont pas en bonne et due forme, on ne le fait pas. Ça, c'est Microsoft. Les autres, je ne commente pas."

Entre les mains du ministère

Spécifiquement sur les données de santé, le patron de Microsoft France veut rassurer : "le niveau de sécurisation, par exemple, que nous avons mis en place sur le Health data Hub (…) est tellement complexe, qu'en fait, nous on ne voit aucune donnée" assure-t-il. "C'est crypté et tout est dans les mains du ministère. Donc il n'y a aucune possibilité que quelqu'un vienne regarder l'information d'une personne spécifique. C'est anonymisé, crypté."

"L'important, par contre, et on l'a vu pendant la crise, c’est la nécessité d'avoir ces bases de données pour pouvoir faire de la prévention, de l'anticipation des pandémies. C'est extrêmement important" indique le patron qui espère, évidemment, qu'un tel système se développe au niveau européen.

Thomas Leroy