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Eric Trappier (Dassault): "nous voyons notre avenir dans les drones"

Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation, était l'invité de BFM Business, jeudi 22 mai.

Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation, était l'invité de BFM Business, jeudi 22 mai. - -

Le PDG de Dassault Aviation était l'invité de BFM Business, jeudi 22 mai. Outre les inquiétudes concernant d'éventuelles coupes dans le budget de la Défense, il a notamment évoqué le projet de drone européen.

Alors que les militaires restent suspendus à l'arbitrage de François Hollande sur d'éventuelles coupes dans le budget de la Défense, les industriels du secteur s'inquiètent également.

Une tendance confirmée par Eric Trappier, le PDG de Dassault Aviation, ce jeudi 22 mai. Invité de BFM Business, le dirigeant a confirmé le fait qu'une "inquiétude se manifeste. Je rappelle que l’année dernière, après l’élaboration du livre blanc de la Défense, une loi de programmation militaire a été établie. Une loi difficile, pour les militaires mais aussi pour les professionnels de la Défense. Mais on est arrivé à des équilibres délicats avec l’ensemble des parties".

"Quelques mois après, nous avons besoin de certitudes pour établir la programmation à long terme de nos équipements, et on voudrait s’assurer que cette loi de programmation ne va pas être mise à mal cette année", a-t-il poursuivi.

En cas de coupes budgétaires, "on devrait en tirer des conséquences"

Si des coupes budgétaires étaient effectivement décidées, "les décisions étant souveraines, on devrait en tirer un certain nombre de conséquences", a prévenu Eric Trappier. "On conserverait l’objectif prioritaire de vente de Rafale, avec un recentrage encore plus fort dans les activités civiles. Le modèle de la société évoluerait alors, car on aurait un équilibre modifié entre civil et militaire".

Interrogé sur un éventuel drone européen, le PDG a donné quelques détails sur la stratégie du groupe. "On voit notre avenir dans les drones", a-t-il affirmé, précisant qu'il existait "deux axes". Le premier concerne "les drones de combat, dans lequel nous privilégions une coopération avec les Britanniques". Le second porte sur les drones de surveillance: "nous souhaiterions, avec les autres industriels européens, avoir une filière dans ce domaine-là".

"On a atteint un accord de partage de tâches, et on a remis une offre aux trois ministères de la Défense, français, italien et allemand", a déclaré Eric Trappier, précisant que ces derniers n'avaient pas encore donné de réponse..

Y. D.