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Apple voudrait produire ses puces (et ça ne fait pas les affaires d'Intel) 

Le logo d'Intel.

Le logo d'Intel. - KIMIHIRO HOSHINO / AFP

Apple aurait l'intention d'équiper les Mac de ses propres processeurs. Cette annonce qui n'a pas été confirmée a provoqué une baisse de 9% de l'action d'Intel.

Rien d’officiel, mais l’information de Bloomberg a eu un effet néfaste sur le cours de l’action d’Intel. Selon le journal économique, Apple pourrait ne plus utiliser les puces Intel sur les Mac (portable ou de bureau) d’ici 2020. Conséquence: l’action du fondeur a chuté de 9% au plus fort de la séance, soit trois fois plus que lors de la découverte de la faille sur les composants en janvier dernier. Il s’agit même de la plus forte baisse du groupe depuis ces deux dernières années.

Apparemment bien informé, Bloomberg dévoile le projet Kalamata, nom de code de la stratégie de processeurs d’Apple. Le but du géant californien serait de produire ses propres puces pour MacOS comme il fait déjà sur iOS avec les iPhone et les iPad. Il ne s’agirait pas d’une réaction à la faille découverte récemment. Le groupe californien voudrait ainsi améliorer la compatibilité entre l’ensemble de ses appareils.

Les Mac pèsent 5% du CA d'Intel

Si ce projet se confirme, Intel perdrait 5% de son chiffre d’affaires qui en 2016 s’est élevé à 59,4 milliards de dollars. Rien de dramatique à priori. Mais pour les investisseurs, les conséquences d’un divorce entre les deux firmes causeraient une baisse d’activité difficilement rattrapable. D’autant que d’autres marques d’ordinateurs ont déjà signé avec Qualcomm pour leurs nouveaux modèles tournant avec Windows.

Intel prépare déjà la transition de son marché. En mars 2017, le groupe américain a racheté MobilEye pour 15 milliards de dollars afin de poser des jalons dans le marché de la voiture autonome. Lors de cette opération, le fabricant de microprocesseurs indiquait que ce marché pourrait s’élever à 70 milliards d’ici 2030.

Pascal Samama