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Malgré les critiques, Alphabet dépasse toutes les attentes

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La maison-mère de Google a réalisé un chiffre d’affaires et un bénéfice supérieurs aux attentes au quatrième trimestre. En revanche, les dépenses du groupe ont explosé.

A l’instar du rival Facebook, Alphabet (maison-mère de Google depuis 2015) a clôturé l’année 2018 sur une excellente note. Le groupe a dévoilé un bénéfice net de 8,95 milliards de dollars (7,83 milliards d’euros) pour le 4ème trimestre tandis que son chiffre d’affaires a augmenté de 21,5% à 39,28 milliards de dollars. Dans les deux cas, les chiffres sont supérieurs aux prévisions, preuve de l’excellente santé d’Alphabet.

Pour cela, le groupe a pu compter sur la publicité de sa filiale Youtube et de son moteur de recherche (83% du chiffre d’affaires, +19% de croissance), pendant la très lucrative période des fêtes. Reste que le secteur de la publicité numérique, dont Google occupe presque le tiers du marché mondial, subit la pression d’autres acteurs en particulier d'Amazon, qui croît très vite dans ce domaine. Les autres revenus, en forte hausse (+38%,) proviennent de la location de serveurs et de la vente des équipements siglés Google (Enceintes, téléphone…) ainsi que du cloud.

Une année de scandales

En revanche, les investisseurs s’inquiètent des larges dépenses engagées par Alphabet : +26% au dernier trimestre. La marge opérationnelle est ainsi passée de 24% au 4ème trimestre 2017 à 21% pour l’année 2018. Cette hausse est la conséquence d’importants investissements (25 milliards de dollars en 2018), notamment pour tenter de rattraper Amazon et Microsoft dans le secteur du cloud.

Comme Facebook, Google s’est aussi lancé dans la chasse aux fausses informations, en particulier sur Youtube, une charge coûteuse pour le groupe. Mais à l’instar du réseau social de Mark Zuckerberg, l’entreprise a su éviter la sortie de route malgré une année marquée par des scandales : failles de sécurité, contrats controversés avec l’armée américaine, réintroduction contestée du moteur de recherche en Chine… Les critiques se sont multipliées. En Europe, le géant américain s'est vu infliger plusieurs amendes salées de la Commission européenne, contre lesquelles il a fait appel. Il a notamment contesté une amende de 50 millions d'euros infligée par la Cnil pour un manque d’information sur l’exploitation des données des utilisateurs.

La rédaction avec AFP