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Livraisons express de courses: Cajoo lève 40 millions de dollars notamment auprès de Carrefour

La start-up française réalise un second tour de table. Henri Capoul, cofondateur et président, explique pourquoi l'arrivée du géant de la distribution est stratégique pour son développement sur BFM Business.

Sur le tout jeune front du marché français de la livraison express de courses (ou quick commerce), une dizaine d'acteurs se livrent déjà une concurrence acharnée. Pour prendre un coup d'avance, le français Cajoo annonce ce jeudi avoir levé 40 millions de dollars.

Objectif: "renforcer ses positions en France et amorcer son ascension européenne". "Six mois après son lancement, Cajoo a déployé son service de livraison ultra-rapide dans 10 villes françaises et compte plus de 100.000 utilisateurs", rappelle la start-up dans un communiqué qui revendique la place de numéro 1 en France.

L'entreprise a également pour ambition de doubler le nombre de salariés de son siège et de multiplier par cinq le nombre de ses équipes terrain d'ici la fin de l'année.

100.000 utilisateurs

Cette augmentation de capital est opérée par Carrefour. Ce qui illustre la volonté du géant de la distribution de couvrir ce marché embryonnaire (0,6% du chiffre d’affaires de la livraison de repas à domicile selon Fox Intelligence) mais plein de promesses.

"Ce rapprochement repose sur un accord gagnant-gagnant. En effet, le géant de la distribution va pouvoir mettre un pied dans le quick-commerce, une tendance née durant le confinement et ultra-compétitive, tout en affirmant sa position de leader dans la livraison de courses à domicile. Quant à Cajoo, la start-up se voit offrir une gamme de produits plus large lui permettant d’optimiser son offre, élément majeur de différenciation avec la concurrence", souligne Cajoo.

Sur BFM Business ce jeudi, Henri Capoul, cofondateur et président se dit "très fier de pouvoir accélérer sur d'autres dimensions que l'argent: notamment un assortiment qui va être beaucoup plus large, la logistique et puis un accès à la data d'un grand distributeur".

"Notre ambition reste la même: créer un géant européen, on veut réaffirmer notre position de leadership en France et notamment Paris", poursuit-il. Reste désormais à savoir si le marché français peut supporter autant d'acteurs...

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business