BFM Business

Jean-François Roubaud (CGPME): "une baisse des charges, je dis banco!"

Jean-François Roubaud, le président de la CGPME, était l'invité de BFM Business, lundi 26 août.

Jean-François Roubaud, le président de la CGPME, était l'invité de BFM Business, lundi 26 août. - -

Le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises était l'invité de BFM Business, lundi 26 août. Il a dénoncé l'attitude du gouvernement qui, selon lui, "ferme des portes". Tout en se montrant sceptique sur une éventuelle baisse des charges patronales.

La surprise est venue de Pierre Gattaz, ce lundi 26 août. A sa sortie de Matignon, où il s'est entretenu avec Jean-Marc Ayrault à propos des retraites, le président du Medef a en effet déclaré que ce dernier avait l'intention de "réfléchir" à une baisse du coût du travail.

Jean-François Roubaud, l'autre grande figure du patronat, n'a pas tardé à réagir. Invité de BFM Business, lundi 26 août, le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) s'est montré plutôt circonspect: "quand le Premier ministre nous propose de faire une baisse des charges de financement de la famille, je dis banco! Cela fait des années qu’on le demande. Mais je veux avoir les économies avant d’avoir les suppléments de l’autre côté."

Le gouvernement "retire les vrais problèmes"

Le patron de la CGPME n'a pourtant pas digéré le fait que le gouvernement "ferme des portes" concernant la réforme des retraites. Notamment sur les différences public-privé: "on retire les vrais problèmes", a-t-il lancé.

"Quand je demande à parler de la fiscalité des retraites entre le privé et le public, on ferme le chantier. On pourrait tout de même l’ouvrir, le déficit de l’un étant beaucoup plus important que l’autre, et alors qu’il y a quatre fois moins de salariés !", a-t-il poursuivi.

Pour un alignement de la CSG entre actifs et retraités

Même chose en ce qui concerne un éventuel recul de l'âge légal de départ à la retraite: "la date butoir du départ à la retraite, on ne veut pas y toucher! Il y a certaines choses qui me paraissent évidentes pour régler le problème, ce sont des réformes structurelles, et j’ai peur que le gouvernement de les prennent pas. C’est pour cela que ce matin (à Matignon), j’ai été très ferme."

Jean-François Roubaud s'est également exprimé sur une éventuelle hausse de la CSG, qui pourrait découler des baisses de charges évoquées. Il s'est dit ouvert au fait "que la CSG des retraités soit augmentée au même niveau que celle des actifs, puisqu'il il y a 0,9 points d’écart." Mais fermement opposé à une "augmentation de la CSG systématique".

Y. D.