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Jean-François Roubaud (CGPME): "la pénibilité du travail, c'est une carotte"

Jean-François Roubaud était l'invité de BFM Business ce mardi 13 août

Jean-François Roubaud était l'invité de BFM Business ce mardi 13 août - -

Jean-François Roubaud, le président de la CGPME, invité de BFM Business ce mardi 13 août, estime que le moment est mal choisi pour parler de la pénibilité du travail. En revanche, il salue la hausse de la CSG pour financer les retraites.

"Ce n'est pas le moment de s'occuper de la pénibilité". Jean-François Roubaud, le président de la CGPME, invité de Good Morning Business sur BFM Business ce mardi 13 août, a contesté les annonces de Jean-Marc Ayrault ce matin.

Le Premier ministre a déclaré ce mardi qu'une nouvelle concertation avec les partenaires sociaux aurait lieux les 26 et 27 août. Pour le président de la CGPME, le gouvernement essaye de "donner une carotte pour faire passer les coups de bâtons".

Selon lui, ce n'est pas le bon moment pour parler de pénibilité. "Attendons d'avoir les moyens. Quand on a une croissance de zéro, on ne peut pas faire n'importe quoi". Et il ajoute : "bien sûr qu'humainement, nous voudrions que la pénibilité soit moins forte. Mais en France, aujourd'hui, nous ne sommes pas dans des travaux très pénibles. Ou alors, pour ceux qui sont pénibles, nous avons déjà des avantages compensateurs".

La CSG, la moins mauvaise des solutions

Pour Jean-François Roubaud, la hausse de la CSG plutôt qu'une augmentation des cotisations, n'est pas une bonne solution mais "c'est la moins mauvaise. C'est ce qui sera le moins douloureux. L'essentiel est de protéger l'emploi".

Néanmoins, d'après lui, "tant que nous ne prendrons pas en compte l'espérance de durée de vie dans le temps de travail, nous n'aboutirons pas à une vraie réforme". Un chantier qui reste à régler.

L'autre grand sujet d'actualité pour les entreprises est la réforme du statut auto-entrepreneurs. Jean-François Roubaud estime que toucher aux seuils est ridicule. Il voudrait que le statut d'auto-entrepreneur soit provisoire et "permette à un homme ou une femme de mettre le pied à l'étrier de l'entreprise".

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Diane Lacaze