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SNCM: "le tribunal peut mettre à l'abri la partie viable de l'entreprise", selon Frérot

Selon Antoine Frérot, une partie de la SNCM peut être sauvée en se plaçant sous la protection du tribunal de commerce.

Selon Antoine Frérot, une partie de la SNCM peut être sauvée en se plaçant sous la protection du tribunal de commerce. - -

Le PDG de Veolia ne pousse pas la SNCM au dépôt de bilan, comme cela a été indiqué la semaine dernière. Sur BFM Business ce 3 mars, il précise qu'il veut qu'elle se place "sous la protection du tribunal de commerce".

Antoine Frérot a précisé sa position quant à l'avenir de la SNCM, filiale de Veolia Transdev, la branche transport du groupe, détenue à parité par Veolia Environnement et la caisse des dépôts.

Contrairement à ce qui a été annoncé la semaine dernière, le PDG ne pousse pas la compagnie de ferrie à déposer le bilan. "Je veux qu'elle se mette sous la protection du tribunal de commerce", explique-t-il sur BFM Business ce 3 mars.

"Aujourd'hui, l'entreprise n'est pas viable à cause des amendes de Bruxelles qui un jour seront exécutoire. Cela ne veut dire le dépôt de bilan, au contraire. Il s'agit de trouver une voie pour la mettre à l'abri".

Isoler une partie de la SNCM sous une autre raison sociale

SNCM a été condamnée par la justice européenne à payer 440 millions d'euros. Or elle réalise 191 millions de chiffre d'affaires, et a publié 22 millions d'euros de pertes en 2013. Autant dire que le réglement de cette amende entraînera la faillite de l'entreprise.

Selon Antoine Frérot, elle n'est pas condamnée pour autant: "le tribunal peut trouver des solutions pour isoler la partie viable de l'entreprise, la mettre sous une autre raison sociale".

Le PDG rappelle par ailleurs que "tant qu'il n'y aura pas de solution pérenne, nous ne remettrons pas d'argent dans la SNCM". Or "je n'ai pas d'autres solutions, précise-t-il.

N.G.