BFM Business

Sanofi peine à se trouver un nouveau patron

Sanofi est sans pilote depuis trois mois.

Sanofi est sans pilote depuis trois mois. - Charly Triballeua - AFP

Christopher Viehbacher a été limogé en octobre 2014. Depuis, le laboratoire ne trouve pas de remplaçant.

Trouver un remplaçant à Chris Viebacher à la tête de Sanofi semble bien compliqué. Mercredi 21 janvier, Christophe Weber, le directeur général du groupe japonais Tadeka a décliné l'offre. "Je viens juste d'arriver et je ne suis pas du genre à sauter d'un poste à l'autre. (Takeda) est une opportunité unique", a-t-il déclaré Christophe Weber en marge du Forum économique mondial de Davos.

Plusieurs candidats au poste de directeur général ont été jugés crédibles dont Olivier Bohuon, le patron du groupe britannique Smith & Nephew SN.L, Bernard Poussot, l'ancien directeur général de Wyeth, et Pascal Soriot, directeur général d'AstraZeneca. Mais Olivier Bohuon s'est dit "très heureux" chez son employeur actuel, Bernard Poussot a décidé de rejoindre le groupe Roche, tandis que Pascal Soriot n'a, semble-t-il, pas non plus montré d'intérêt pour le poste. Patrick Kron, actuel PDG d'Alstom et membre du conseil d'administration de Sanofi, a lui aussi déclaré qu'il n'était pas candidat.

Serge Weinberg assure l'intérim

Christopher Viehbacher a été limogé de la direction générale de Sanofi à la fin octobre 2014. Cela fait donc trois mois maintenant que Sanofi est sans pilote, et tout le monde s'en accommode.

Pour un groupe de la taille de Sanofi, ce n'est pas courant. Serge Weinberg, le président du conseil d'administration assure l'intérim, mais il n'a pas vocation à continuer.

C'est un énorme travail, explique un porte-parole. Sanofi dit ne pas avoir défini de calendrier, mais que la recherche est toujours activement en cours. Le conseil d'administration est assez exigeant sur le profil du futur remplaçant. Il doit avoir une compétence internationale sans remettre en cause l'ancrage français du laboratoire.

Côté salariés, ce n'est pas une préoccupation majeure. L'activité continue normalement, selon l'intersyndicale. Preuve, selon le cabinet Valtus spécialisé dans le management de transition, que l'équipe opérationnelle mise en place par Chris Viebacher est de grande qualité.

Même les marchés ne sont pas inquiets, la capitalisation du groupe est revenue au niveau où elle était avant l'éviction de son patron.

Hélène Cornet avec BFMBusiness.com