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Nucléaire: le réacteur EPR finlandais accuse un retard supplémentaire

L'EPR finlandais -réacteur de troisième génération- dans le sud-ouest du pays, devait initialement être mis en service en 2009, mais le chantier lancé en 2005 a connu d'importants retards et surcoûts.

L'EPR finlandais -réacteur de troisième génération- dans le sud-ouest du pays, devait initialement être mis en service en 2009, mais le chantier lancé en 2005 a connu d'importants retards et surcoûts. - Martti Kainulainen / Lehtikuva / AFP

L'électricien finlandais TVO a annoncé ce vendredi que le chantier du réacteur EPR, construit par le consortium Areva-Siemens et qui accuse déjà dix ans de retard, avait pris au moins six semaines de retard supplémentaire sur le dernier plan de marche envisagé cet été.

L'EPR finlandais, construit par le consortium Areva-Siemens, accumule les retards (aujourd'hui on est à plus de 10 ans!) et voit sa mise en service sans cesse repoussée comme son homologue français de Flamanville (Manche). En juillet 2019, Areva disait tabler sur un chargement du combustible en janvier 2020, et non pas en juin 2019 comme espéré jusqu'alors. Une première connexion au réseau électrique finnois, était attendue en avril 2020, et le démarrage de la production en juillet 2020 au lieu de janvier, soit six mois plus tard. Mais ce calendrier est déjà obsolète.

"Selon les renseignements fournis par le prestataire, le projet accuse maintenant un retard de six semaines" supplémentaires, selon l'opérateur finlandais qui ne fournit pas de calendrier actualisé. "Bien que l'achèvement de l'unité d'installation soit encore retardé, nous sommes très près d'atteindre la phase de chargement du combustible et de mise en service" de l'EPR, a souligné Jouni Silvennoinen, directeur du projet OL3.

"Le nouveau planning va juste être ajusté de quelques semaines", a confirmé Areva de son côté. "Nous sommes dans les vérifications finales des systèmes de contrôle commande, électrique et mécanique qui sont des opérations complexes et c'est ce qui justifie cet ajustement", a précisé l'industriel.

L'EPR finlandais -réacteur de troisième génération- construit dans le sud-ouest du pays, devait initialement être mis en service en 2009, mais le chantier lancé en 2005 a connu d'importants retards et surcoûts. TVO avait signé en mars un accord pour mettre fin au contentieux avec ses fournisseurs.

Selon les termes de cet accord, Areva va verser 450 millions d'euros à son client TVO "en compensation de sa responsabilité dans les retards". Mais celui-ci prévoyait aussi un système de bonus-malus: Areva et ses partenaires pouvaient recevoir jusqu'à 150 millions d'euros si le projet était achevé avant fin 2019, mais ils peuvent payer jusqu'à 400 millions d'euros supplémentaires en cas de nouveau retard au-delà de cette échéance. Ce système des bonus/malus devrait donc s'enclencher fin 2019. Areva avait précédemment évoqué un malus de 20 millions d'euros par mois de retard.

F.B avec AFP