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Naval Group lance la construction de ses impressionnantes frégates du futur

Ce jeudi, la ministre de la Défense Florence Parly doit assister à la mi-journée, à Lorient, à la découpe de la première tôle des futures frégates de défense et d'intervention (FDI), des navires construits par Naval Group. Une cérémonie qui va marquer le coup d'envoi de la production de ces nouveaux bâtiments ultra-modernes et taillés pour l'export.

4500 tonnes, 120 mètres de long… Et pourtant, les nouvelles frégates de défense et d'intervention (FDI) ne laisseront sur les radars ennemis que la signature d'un petit bateau de pêche. Ce jeudi, la ministre de la Défense Florence Parly assiste à la traditionnelle cérémonie de découpe de la première tôle, à Lorient, pour inaugurer ces prouesses de la technologie navale.

C'est donc le début de la construction de ces navires furtifs, capables d'être opérationnels sur le plan de la lutte anti-aérienne, de lutte sous-marine et de la lutte anti-navires. Avec 150 hommes à bord, une plateforme pour l'hélicoptère ou encore des drones, ces batîments seront littéralement l'épine dorsale de notre marine nationale.

Mais ce qui retient l'attention, c'est que ces navires de guerre construits par Naval Group seront les premiers à intégrer dans leur conception la lutte contre les cyber-menaces. A toutes les étapes de la construction, la protection contre les hackers a été une des priorités.

Pour la génération Z

A bord, on retrouve ainsi deux data centers qui vont héberger toutes les applications dont le bateau va avoir besoin mais qui vont surtout permettre une importante puissance de calcul pour faire tourner des algorithme d'intelligence artificielle.

Finis les claviers d'ordinateurs, bienvenue aux écrans tactiles à tous les étages. Clairement, ce sont des navires développés pour les militaires de la génération Z ceux qui sont nés avec le numérique.

Pour le moment, cinq de ces bâtiments de guerre ont été commandés par la marine nationale pour une livraison entre 2023 et 2029. Ces frégates doivent, en théorie, régner sur les mers jusqu'en 2060.

Toute l'industrie en profite

Mais ces frégates sont aussi clairement taillées pour les marchés à l'export. D'abord, c'est un produit de plus au catalogue de Naval Group, intercalé entre les corvettes et de plus grosses frégates. Ensuite, elles sont très modulables et peuvent donc s'adapter aux caractéristiques des marines de chaque pays.

Preuve de son attrait, on n'a pas encore procédé à la découpe de la première tôle que la Grèce a déjà signé une lettre d'intention pour en commander deux. A environ 750 millions d'euros pièces, l'objectif de Naval Group est d'en vendre une trentaine aux marines étrangères. Derrière, ce sont des milliers d'emplois en France dans toute la chaîne industrielle qui regroupe Naval Group mais aussi Thales, MBDA, Nexter, Safran...

Cette première découpe de tôle à la mi-journée est donc un événement important car c'est un programme au long cours qui aboutit et qui permet ainsi de maintenir les compétences de tout un secteur. Mais aussi d'améliorer les compétences techniques des entreprises en recherche et développement et celles des ouvriers spécialisés. Et c'est fondamental si vous voulez avoir une industrie compétitive.

Thomas Leroy, avec Jean-Baptiste Huet