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Les nouvelles armes de l'Egypte pour combattre Daesh

L'Egypte sera le premier pays étranger à détenir des Rafale.

L'Egypte sera le premier pays étranger à détenir des Rafale. - Anne-Christine Poujoulot - AFP

La France et l'Egypte ont signé, ce lundi 16 février, un contrat portant notamment sur la vente de 24 Rafale. A la clé : 5,2 milliards d'euros.

Cela fait 10 ans que le Rafale attendait d'être vendu à l'étranger. Ce lundi 16 février, c'est chose faite. La France a signé ce lundi 16 février son premier contrat d'exportation du plus emblématique des avions de combat de Dassault Aviation. 

D'un montant de 5,2 milliards d'euros, ce contrat signé avec l'Egypte porte sur la vente de 24 avions Rafale fabriqués par Dassault Aviation, mais aussi sur une frégate multimission FREMM du groupe naval DCNS ainsi que des missiles conçus par MBDA.

"C'est un contrat exceptionnel pour nos industries de défense qui valorise le Rafale... un avion très performant", a commenté Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense, parlant aussi d'un "bon contrat pour DCNS".

La frégate multi-missions Fremm, commandée par l'Egypte parallèlement aux 24 avions de chasse Rafale, sera livrée à la mi-2015 "après quelques travaux d'aménagement et la première phase du programme de formation", a annoncé son constructeur DCNS. "Les prestations logistiques et le soutien à la marine égyptienne s'étaleront ensuite sur plusieurs années", souligne l'industriel dans un communiqué.

Lutte contre l'EI

Cette vente marque aussi le soutien de Paris au président égyptien Abdel Fattah al-Sissi dans un contexte géopolitique tendu et en pleine répression de toute opposition en Egypte.

L'Egypte a bombardé lundi des positions du groupe Etat islamique (EI) en Libye, quelques heures après la revendication par cette organisation jihadiste de la décapitation de 21 chrétiens coptes égyptiens, kidnappés en janvier.

Paris, comme les autres capitales occidentales et nombre d'Etats dans la région, s'inquiète notamment des risques de déstabilisation régionale engendrés par la présence des jihadistes de Daesh en Syrie et en Irak, mais également au-delà. "Le président Sissi a une nécessité stratégique, c'est d'assurer la sécurité du canal de Suez, par lequel passe une grande partie du trafic (maritime) mondial", a déclaré Jean-Yves Le Drian. "C'est la première raison de l'urgence d'avoir à la fois les capacités navales et aériennes pour assurer cette sécurité".

D. L. avec AFP