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FagorBrandt: vers un nouveau report de l'examen des offres de reprise

Les procédures pour le rachat des marques détenues par FagorBrandt nécessitent un délai supplémentaire.

Les procédures pour le rachat des marques détenues par FagorBrandt nécessitent un délai supplémentaire. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Lors de l'audience devant le tribunal de commerce prévue jeudi 13 mars, les administrateurs judiciaires du fabricant d'électroménager vont demander le report de l'examen des offres de reprise au 27 mars. Ce délai doit permettre à Cevital de finaliser le rachat des marques.

Déjà reporté à deux reprises, l'examen des offres de reprise de FagorBrandt va être de nouveau repoussé. Les administrateurs judiciaires du fabricant d'électroménager vont faire leur demande de report lors de l'audience prévue jeudi 13 mars devant le tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine). Ils devraient fixer le nouvel examen au 27 mars, ont indiqué ce mardi 11 mars les syndicats et la direction de l'entreprise.

Pour Philippe Breger, secrétaire CGT du Comité central d'entreprise (CCE), "un report de la décision est désormais certain". Ce délai doit permettre au principal repreneur potentiel, le groupe algérien Cevital, de finaliser le rachat des marques (Brandt, Vedette, Sauter, de Dietrich...), condition suspensive à son offre. Celle-ci prévoit de conserver les usines de Vendôme et Orléans, le siège et les services après-vente, soit 1.200 salariés.

Un délai utile aussi aux deux autres candidats

Les précieuses marques étaient détenues par une autre filiale du groupe espagnol Fagor. La procédure espagnole prévoit des délais de recours qui ne sont pas tous encore épuisés, selon une source syndicale.

Le délai doit permettre également "aux deux autres candidats de compléter leurs offres, qui l'une et l'autre dépendent d'un accord avec le repreneur principal", ajoute l'entreprise, en redressement judiciaire depuis novembre.

Ces deux autres projets portent sur les sites vendéens, que Cevital ne souhaite pas garder. Lié à un éventuel accord de sous-traitance avec Cevital, celui de la PME Variance Technologie propose de reprendre les usines de La Roche-sur-Yon et Aizenay mais en conservant moins de la moitié des 440 salariés.

La troisième offre, avancée plus récemment par New Deal Conversion, prévoit de reconvertir le site d'Aizenay dans la déconstruction de véhicules automobiles.

C.C. avec AFP