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Emmanuel Macron promet d'être attentif à la situation du dernier site français de recyclage papier

Le président Emmanuel Macron, le 1er mai 2021 à l'Elysée, à Paris

Le président Emmanuel Macron, le 1er mai 2021 à l'Elysée, à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

En réponse à une lettre du maire de Rouen, le chef de l'Etat a rappelé "l'importance de lutter pour préserver nos emplois industriels".

Emmanuel Macron a assuré dans un courrier le maire de Rouen de l'attention qu'il porte à la situation du site Chapelle Darblay, situé à Grand-Couronne près de Rouen, dernier site de recyclage de papier en France, menacé de fermeture, a-t-on appris vendredi.

"Je tiens à vous (...) assurer de toute l'attention que j'ai portée à vos préoccupations concernant l'avenir du site industriel de Chapelle Darblay, à Rouen, spécialisé dans la production de papier recyclé et l'économie circulaire", écrit le chef de l'Etat dans ce courrier en date du 12 mai adressé au maire de Rouen, Nicolas Mayer Rossignol (PS).

Ce courrier est une réponse à celui envoyé en mars au président, un appel à relancer ce site cosigné par 67 élus, dont le maire ex-LR du Havre Edouard Philippe et la maire PS de Paris Anne Hidalgo. Dans sa réponse, dont l'AFP a obtenu copie, Emmanuel Macron réaffirme sa "détermination, et celle du gouvernement, afin d'accélérer la transition écologique au plus près des territoires(...)".

228 personnes licenciées en 2020

"Dans ce contexte, soyez certain que Madame Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance, chargée de l'Industrie, suit ce dossier de près et a été informée de votre intervention". "Je sais l'importance de lutter pour préserver nos emplois industriels", écrit encore le chef de l'Etat dans cette lettre.

Bien que l'usine, où 228 personnes ont été licenciées en 2020, soit fermée, un accord a été conclu pour préserver l'outil industriel (site, maintenance et machines) jusqu'en juin 2021, selon la CGT. Le site ne compte ainsi plus que cinq salariés, selon le syndicat. Suite à une commission industrielle concernant l'avenir du site réunie lundi, la préfecture de Seine-Maritime a indiqué dans un communiqué que "six offres de reprise non engageantes" ont été déposées auprès du propriétaire finlandais UPM.

"Les projets et la nature des candidats sont diversifiés: quatre offres sont dans le domaine du papier/carton, une dans le domaine de l'énergie décarbonée et du recyclage, une dans le domaine logistique", a précisé la préfecture. Le Groupe UPM "a demandé aux six candidats de déposer une offre ferme pour la mi-mai" et "ferait, au plus tard le 30 juin, un choix entre les différentes offres fermes remises en fonction de leur qualité, en vue de permettre une cession effective du site dans le courant du 3ème trimestre 2021", selon ce communiqué.

P.L. avec AFP