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Bouygues: le BTP va-t-il sauver le premier trimestre?

Martin Bouygues en visite sur le chantier du nouveau ministère de la Défense à Paris.

Martin Bouygues en visite sur le chantier du nouveau ministère de la Défense à Paris. - -

Depuis que les télécoms et les médias sont à la peine, le conglomérat présidé par Martin Bouygues voit ses résultats tirés par le BTP. Un socle de business solide, mais aux marges moins appétissantes.

Les résultats du premier trimestre de Bouygues sont attendus ce jeudi 15 mai en fin de journée. Ils devraient attester du fait que TF1 et la branche télécoms ne sont plus les machines à cash qu'ils étaient dans le passé. Reste le BTP, le métier historique du groupe.

Si les télécoms ont monopolisé l'attention médiatique, c'est bien la construction qui a sauvé les résultats de Bouygues l'an dernier, contribuant au résultat net pour 679 millions d'euros.

Le BTP, c'est 78% du business et 82% des profits. C'est bien simple, Bouygues rafle pratiquement tous les grands chantiers. Surtout en Ile-de-France.

Le roi des ronds-points et des travaux souterrains

Le ministère de la Défense, le Palais de justice, la Cité de la musique, c'est Bouygues. Six des 10 palaces parisiens en cours de rénovation aussi. Avec ses filiales, Colas et Dragages, le groupe est le roi des ronds-points et des travaux souterrains.

Son carnet de commandes atteint les 17 milliards d'euros. Martin Bouygues a de quoi voir venir. La marge, en revanche, est moins appétissante que l'étaient celle des autres branches, à 4% au mieux.

Certains chantiers sont très aléatoires, comme celui de l'EPR de Flamanville. C'est pourquoi Bouygues complète son offre aujourd'hui. En plus de la construction, il propose l'exploitation des ouvrages. Un autre métier qui sécurise les risques.

Hélène Cornet