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Ascométal: vers un redressement judiciaire?

Ascométal est est plombé par une dette très lourde

Ascométal est est plombé par une dette très lourde - -

Le sidérurgiste, qui emploie 2.000 salariés, pourrait demander son placement en redressement judiciaire jeudi 6 mars. Une procédure qui sera engagée si ses créanciers ne se mettent pas d'accord.

Un fleuron de la sidérurgie française va-t-il s'éteindre? Ascométal, demandera jeudi 6 mars sa mise en redressement judiciaire en cas d'échec des négociations avec ses créanciers, a indiqué ce mardi 4 mars à l'AFP la direction.

"Compte tenu de la situation financière de l'entreprise et dans l'hypothèse où un accord n'interviendrait pas entre Apollo (le fonds d'investissement qui contrôle Ascométal) et les banques créancières, une procédure de redressement judiciaire devra être engagée jeudi devant le tribunal de commerce de Nanterre", a déclaré un porte-parole.

Le groupe (ancienne filiale d'Usinor) est plombé par une très lourde dette contractée lors de son rachat il y a trois ans par le fonds Apollo.

Selon les syndicats, la direction aurait informé les élus du personnel de l'"échec" des négociations entamées depuis plusieurs mois entre le fonds d'investissement Apollo et ses créanciers Morgan Stanley et Bank of America.

Toutefois, Ascométal précise qu'Apollo, les banques et l'Etat français "poursuivent actuellement des discussions en vue de la restructuration financière du groupe".

Ascométal a trois grosses usines en France

L'entreprise affirme qu'un projet d'accord permettant de "préserver l'intégrité des activités de l'entreprise de recapitaliser la Société et d'éviter ainsi une procédure de redressement judiciaire", a été approuvé par Apollo, mais "n'a pas été à ce jour accepté par les banques".

Fin décembre, l'entreprise avait frôlé le dépôt de bilan.

Ascométal compte trois grosses usines en France produisant de l'acier avec des fours électriques, à Dunkerque (Nord), Hagondange (Moselle) et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Il dispose aussi de sites à Custines (Meurthe-et-Moselle) Le Marais (Loire) et Le Cheylas (Isère).

D. L. avec AFP