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Facebook: Mark Zuckerberg défend son entreprise

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- - GERARD JULIEN / AFP

Mark Zuckerberg écrit une tribune diffusée dans plusieurs journaux, pour défendre son entreprise et expliquer son fonctionnement.

L'ingérence russe dans les élections américaines, le scandale Cambridge Analytica, ou encore la dernière vague de piratage de comptes utilisateurs: l'année 2018 n'a pas été de tout repos pour Mark Zuckerberg. Le patron de Facebook s'est livré cette semaine à un nouvel exercice de pédagogie destiné à répondre aux critiques les plus récurrentes qui visent le réseau social.

Mark Zuckerberg a donc choisi la presse écrite. Une tribune diffusée dans plusieurs journaux, dont le Wall Street Journal et Le Monde, pour défendre son entreprise et démystifier certaines idées sur son fonctionnement.

Face aux critiques, le PDG de 34 ans a souhaité clarifier la manière dont la société fonctionne et notamment le modèle basé sur la gratuité et la publicité. Expliquant que c'est bien la publicité qui permet de financer le service et donc de le proposer gratuitement, le co-fondateur du réseau social justifie la collecte de données personnelles: «Les gens nous disent que s'ils doivent voir des publicités, celles-ci doivent être pertinentes pour eux (...) Pour cela, nous devons comprendre leurs centres d'intérêt».

Pour autant, «nous ne vendons pas les données des gens, contrairement à ce qui est souvent rapporté» a-t-il affirmé, assurant que Facebook est en conformité avec le règlement européen de la protection des données.

Facebook ne fournit en effet pas les données elles-mêmes aux annonceurs publicitaires ou autres tierces parties. Ce qu'il facture, c'est l'accès aux usagers, ciblés grâce aux données personnelles collectées et détenues par le réseau aux 2,3 milliards d'utilisateurs.

Le patron de 34 ans répond à une autre critique récurrente: «On nous demande si nous laissons des contenus nuisibles ou conflictuels sur nos services, au motif qu'ils généreraient plus de trafic», ce qui peut avoir tendance à amplifier les contenus haineux ou les fausses informations.

«La réponse est non», affirme-t-il. «Ces contenus inappropriés peuvent parfois rester sur nos services pour une seule raison: les équipes et les systèmes d'intelligence artificielle sur lesquels nous nous appuyons pour les examiner ne sont pas parfaits».

Mark Zuckerberg ajoute que Facebook n'a aucun intérêt à long terme à laisser proliférer ces contenus peu qualitatifs, y compris les publications aguicheuses «attrape-clics», puisque les usagers les goûtent peu et que les annonceurs ne veulent pas voir leurs publicités présentées à proximité.

Une mise au point nécessaire pour le patron de Facebook. Les polémiques à répétition lui coûtent cher, et pas seulement en terme d'image. Elles l'ont notamment contraint à dépenser des milliards de dollars pour assainir son réseau.

Le groupe est aussi rattrapé par les changements d'habitudes des consommateurs et à un effet de saturation qui ralentissent sa croissance. Le chiffre d'affaires de la société a tout de même progressé de 33% sur un an au troisième trimestre 2018. Les résultats financiers annuels sont attendus la semaine prochaine.

Pour conclure, Mark Zuckerberg a vanté les mérites de son réseau social qui connecte des milliards de personnes entre elles, qui «bénéficient d'un service gratuit pour rester en contact avec leurs proches et s'exprimer». Citant le chiffre de 90 millions de petites entreprises présentes sur Facebook, le PDG du réseau social se réjouit d'affirmer que ce sont autant d'opportunités de croissance pour elles et d'emplois pour ses utilisateurs.

Sandrine Serais