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Le gouvernement pousse GDF Suez à renégocier ses contrats d'approvisionnement

Le gouvernement demande à GDF Suez de renégocier ses contrats avec la Norvège,  la Russie et  l'Algérie

Le gouvernement demande à GDF Suez de renégocier ses contrats avec la Norvège, la Russie et l'Algérie - -

Pour mettre fin aux augmentations à répétition des prix du gaz, Jean-Marc Ayrault demande à GDF Suez de renégocier ses contrats d’approvisionnement qui sont toujours indexés sur les cours du pétrole.

Malgré les promesses du gouvernement de contenir l’augmentation du prix du gaz à celui de l’inflation, soit 2 %, les particuliers ont vu leur facture s’alourdir de 8,4 % ces 10 dernier mois.

Jean-Marc Ayrault a donc décidé de s’attaquer à la source du problème: l’indexation des prix du gaz sur ceux du pétrole, qui ont mené à ces vagues d’augmentations.

"Nous avons demandé à GDF de renégocier ses contrats avec la Norvège, avec la Russie, avec l'Algérie, des contrats de long terme qui garantissent la fourniture de gaz, qui ont été indexés lorsqu'ils ont été négociés sur le prix du pétrole. Et comme les prix du pétrole augmentent les consommateurs de gaz sont pénalisés", a expliqué le premier ministre au micro de RTL.

L’objectif est donc de parvenir à ce qu’ils soient fixés sur le prix à court terme du gaz naturel.

Une réforme des tarifs du gaz présentée en septembre

Mais EDF Suez n’a pas attendu les semonces du gouvernement pour renégocier certains de ses contrats. Cette nouvelle formule représente désormais 26% de ses sources d’approvisionnement, contre 10% précédemment. Début août, le groupe avait assuré qu'il poursuivrait "ses négociations avec ses fournisseurs de long terme de gaz naturel avec l'objectif constant de maintenir la profitabilité de son activité d'approvisionnement".

De son côté le gouvernement continue à travailler sur la réglementation des tarifs de l’énergie. Il a annoncé la semaine dernière son intention de proposer fin septembre une réforme du système de fixation des tarifs du gaz. Elle sera évoquée lors de l'examen cet automne de la proposition de loi instaurant des tarifs progressifs de l'énergie.

Coralie Cathelinais et AFP