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Le désert le plus aride du monde fournira bientôt de l'énergie

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- - Danielle Pereira - Flickr - CC

Une entreprise chilienne, Valhalla, envisage d’implanter au cœur du désert d’Atacama une gigantesque centrale hydroélectrique, fonctionnant à l’eau de mer et alimentée par le soleil.

Tous les moyens sont bons pour réduire la dépendance énergétique d’un pays. Alors que le Chili importe massivement charbon, gaz ou encore pétrole, la société locale Valhalla souhaite exploiter les ressources offertes par le désert d’Atacama.

À quelques kilomètres des côtes du pays, l’entreprise a d'ailleurs repéré un lieu qui offre la topologie idéale pour y implanter une centrale hydroélectrique. À cet endroit, la cordillère des Andes plonge quasiment dans l’océan Pacifique. 

Afin de produire de l’électricité, la centrale fonctionnerait en pompant l’eau de mer le jour – grâce à l’énergie générée par des panneaux photovoltaïques – et produirait de l’électricité la nuit en laissant retomber cette même eau, à travers des turbines, depuis une altitude de 600 mètres.

La question du financement en suspens 

Baptisé "Espejo de Tarapacá" (miroir de Tarapacá), cette centrale hydroélectrique est censée fonctionner en continu, et produire 300 mégawatts. Soit de quoi alimenter en électricité les trois régions immédiatement situées à proximité du site. 

Francisco Torrealba, le cofondateur du site, s'inquiète cependant du financement de l'ouvrage, dont le coût est évalué à 400 millions d'euros. Alors que la pose de la première pierre est prévue fin 2016 et que les autorités locales ont d'ores et déjà apporté leur soutien au projet, l'entreprise manque encore de financements privés afin de débuter la construction. 

Antonin Moriscot