BFM Business

La première éolienne en mer française prête à être mise à l'eau

La première éolienne en mer de France a été inaugurée, vendredi 13 octobre, sur le port de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), où elle a été assemblée. Elle sera prochainement mise en service à 22 kilomètres des côtes.

La France va disposer de sa première éolienne en mer alors que ses voisins scandinaves en ont des centaines en mer du Nord. Baptisée "Floatgen", cette éolienne offshore, inaugurée à Saint-Nazaire, où elle a été construite depuis 2016, a la particularité d'être flottante.

Haute de 65 mètres avec des pales de 40 mètres de long, elle flotte grâce à son socle, un gros caisson carré en béton léger, capable de résister aux tempêtes et à des vagues de 16 mètres. Elle sera ancrée au sous-sol marin à 33 mètres de profondeur par six câbles en nylon.

Coordinatrice du projet Floatgen à 25 millions d'euros, la start-up française Ideol a été chargée de la conception et de l’ingénierie puis de la construction-installation de cette éolienne d'une puissance de 2 MW. Elle est associée avec le groupe Bouygues et l'école d'ingénieurs Centrale Nantes à ce projet financé par l'UE, lequel regroupe sept partenaires européens en tout.

-
- © L'éolienne repose sur un flotteur de forme carrée, ancré au plancher marin par six câbles en nylon. Ideol.

L'avantage de l'éolien offshore flottant par rapport à l'éolien posé, réside dans son installation dans des zones maritimes plus profondes, plus éloignées des côtes, sur des zones plus ventées, ce qui procure un meilleur rendement.

"Les éoliennes flottantes ont aussi pour avantage de pouvoir être montées à terre, plutôt qu'en pleine mer, ce qui limite à la fois les risques et les coûts", souligne Paul de la Guérivière, PDG d'Ideol.

L'éolienne Floatgen sera remorquée début 2018 pour être mise en service à 22 kilomètres au large du port du Croisic (Loire-Atlantique). Une fois raccordée au réseau électrique par un câble haute tension déjà en place, elle fera pendant deux ans l'objet de tests en conditions réelles.

Cette phase est rendue nécessaire par le fait que cette technologie est encore émergente. Il n'existe que six exemplaires d'éoliennes flottantes dans le monde (au Japon et en Europe) contre plus de 3600 éoliennes offshore dites "posées".

Frédéric Bergé