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La France va devenir le premier pays à émettre des "obligations vertes" 

À l'occasion de la 4e conférence environnementale du quinquennat, François Hollande a annoncé la mise en place de "green bonds" en France.

À l'occasion de la 4e conférence environnementale du quinquennat, François Hollande a annoncé la mise en place de "green bonds" en France. - Patrick Stollarz - AFP

"François Hollande souhaite que la France "développe le marché des ‘green bonds’, des obligations vertes". Un mécanisme qui permet d'augmenter les financements disponibles pour des projets liés à la transition énergétique."

Quarante-huit heures après la signature à New York de l’accord de Paris sur le climat, la France organise sa 4e Conférence environnementale. À cette occasion, François Hollande a annoncé que l’Hexagone allait être le premier pays au monde à émettre "des obligations vertes". Le chef de l’État a également évoqué la mise en place, à l’échelle nationale, d’un "prix plancher" pour la tonne de carbone émise dans la production d’électricité.

"L’État demandera aux banques publiques, comme la Banque publique d’investissement, de lancer des obligations vertes dédiées à des projets environnementaux" a précisé François Hollande.

Jusqu’alors, seules quelques entreprises et institutions financières émettent ce type d’obligations. Tous les fonds levés sont ensuite répartis auprès d'acteurs œuvrant dans des activités à vocation environnementale. 

Désormais directeur de WWF France, Pascal Canfin s'est réjoui de ces annonces. L'ex-ministre estime que "Paris peut devenir leader de la finance verte". 

"L'enjeu de la COP21, c'est de donner un prix au carbone"

Devant l'assistance, composée de syndicats, d'élus ou encore d'associations, le président de la République a, une nouvelle fois, plaidé en faveur de la mise en place d'une taxe carbone. 

Afin que la France montre l'exemple, François Hollande s'est engagé à "donner un prix plancher au carbone" dans le secteur de la production d'électricité. Ce mécanisme -dont les modalités de mise en oeuvre n'ont pas encore été précisées- doit conduire à surtaxer l'électricité produite par les centrales à gaz, ainsi que par les dernières centrales à charbon implantées sur le territoire. 

Au cours de cette conférence, François Hollande a rappelé son souhait de réformer le marché du carbone européen. Celui-ci étant aujourd'hui entravé par un prix à la tonne compris entre 5 et 10 euros, jugé bien trop bas. 

A.M. avec AFP