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GE déjà en discussion pour céder des parties d'Alstom

Alstom est convoité par GE et Siemens.

Alstom est convoité par GE et Siemens. - -

General Electric, qui souhaite racheter la branche énergie d'Alstom, discuterait pour vendre les activités éoliennes et d'hydroélectricité du groupe français.

GE a déjà un coup d'avance. Le géant américain est en discussion avec des investisseurs français pour leur céder une participation dans les activités éoliennes et d'hydroélectricité d'Alstom au cas où il parviendrait à acquérir la branche énergie de l'industriel français, a appris l'AFP ce mardi 13 mai.

"Des discussions sont en cours" avec "des investisseurs potentiels français", a indiqué cette source à l'AFP, en précisant qu'elles portaient notamment sur la possible cession d'une "participation minoritaire".

GE a proposé récemment au fabricant français de turbines électriques et de TGV d'acquérir pour 12,35 milliards d'euros sa branche énergie, également convoitée par l'allemand Siemens, mais le gouvernement lui avait demandé d'améliorer cette offre qu'il jugeait insuffisante.

Des activités récupérées par Areva

Selon Les Echos de vendredi dernier, qui citait une source gouvernementale, le gouvernement français souhaiterait que les activités d'éoliennes en mer soient récupérées par Areva en cas de succès de l'offre de GE.

Dans une lettre adressée fin avril au président François Hollande, le PDG de General Electric, Jeff Immelt, s'était dit prêt à "accueillir des investisseurs français" au capital de son activité hydroélectrique, et à "étudier toute proposition d'acquisition de la part d'investisseurs français pour les activités éolien onshore et offshore d'Alstom".

Concernant Alstom Transport, l'activité sur laquelle l'industriel français entend se concentrer, GE avait dit avoir "décidé d'étudier avec Alstom la possibilité de créer une joint-venture avec l'activité mondiale de signalisation de GE".

L'entreprise américaine soulignait également la complémentarité des activités et du positionnement géographique d'Alstom et de GE, qui compte 10.000 salariés dans l'Hexagone, contre 18.000 pour le groupe français.

Diane Lacaze avec AFP