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Factures d'électricité: le rattrapage sera de 1,5 euro par mois sur 18 mois

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Le Conseil d'État ayant annulé l'arrêté limitant à 2,5% l'augmentation des tarifs de l'électricité en 2014, Ségolène Royal a précisé ce jeudi que le rattrapage serait lissé dans le temps. Les abonnés aux tarifs réglementés paieront 1,5 euro de plus par mois pendant un an et demi.

Éviter d'imposer un brutal rattrapage aux 28 millions de ménages français fidèles aux tarifs réglementés d'EDF, telle est la priorité de Ségolène Royal après que le Conseil d'Etat a annulé un arrêté limitant en 2014 à 2,5% l'augmentation des tarifs qui leur sont appliqués. Une hausse jugée insuffisante par les concurrents d'EDF qui ont obtenu gain de cause mercredi. Invitée ce jeudi matin d'Europe 1, la ministre de l'Environnement et de l'Énergie a donc annoncé qu'EDF devrait appliquer un rattrapage qui se limitera à environ "1,5 euro par mois sur dix-huit mois".

La hausse des tarifs de 2,5% au 1er novembre 2014, faisait elle-même suite au gel d'une hausse de 5% censée intervenir le 1er août de la même année.

Le gouvernement avait à l'époque voulu appliquer une hausse plus modérée des tarifs, censés couvrir les coûts d'EDF, pour préserver le pouvoir d'achat des consommateurs. Ce gel a aussi été annulé par le Conseil d'Etat.

Depuis, la méthode de calcul des tarifs réglementés a été réformée et c'est la Commission de régulation de l'énergie qui fixe leur évolution une fois par an en prenant en compte notamment l'évolution du prix du courant sur le marché de gros.

Interrogée sur l'évolution des tarifs en 2016 et 2017, Ségolène Royal a estimé qu'ils devraient augmenter de "moins de 1%, peut être aux alentours de 0,5%".

Par ailleurs, Ségolène Royal a annoncé que la hausse pour 2016 sera autour de 0,5% et inférieure à 1%. Dans le dossier de la fermeture de Fessenheim, la ministre s'est montrée ferme. Elle exclut de monter jusqu'à un milliard d'euros d'indemnisation pour EDF. C'est pourtant l'une des conditions de l'électricien pour fermer les portes de cette centrale nucléaire. L'entreprise publique refuse, pour le moment, d'enclencher la procédure juridique.