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Arnaud Montebourg rouvre la porte au gaz de schiste

Arnaud Montebourg exclut toutefois d'avoir recours à la fracturation hydraulique

Arnaud Montebourg exclut toutefois d'avoir recours à la fracturation hydraulique - -

Alors que les débats sur la transition énergétique s’ouvrent ce jeudi 29 novembre, le ministre du Redressement productif a remis l’exploitation du gaz de schiste sur la table. Il exclut toutefois d’employer la fracturation hydraulique.

Le débat sur la transition énergétique s'ouvre cet après-midi au ministère de l'Ecologie. Et la question du gaz de schiste devrait être au cœur des discussions. Mercredi 28 novembre, le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a rouvert la porte à son éventuelle exploitation.

L'espoir renait ainsi pour l'industrie pétrolière. L'argument d'Arnaud Montebourg est la compétitivité de la France : "Ce gaz, mieux vaut le produire si nous l'avons, que de l'importer".

En 2011, la facture des importations de gaz et de pétrole avait atteint un record, à plus de 60 milliards d'euros.

Une porte "entrouverte" plutôt qu'ouverte

Pour autant, le ministre du redressement productif reste opposé à la fracturation hydraulique, qui est aujourd’hui la seule technique connue pour extraire ce gaz enfermé dans la roche. Mais d'autres solutions sont envisagées: "nous travaillons à imaginer une nouvelle génération de technologies propres qui permettraient d'extraire sans abîmer".

Interrogée ce jeudi matin sur BFMTV et RMC, Delphine Batho, la ministre de l'Ecologie, a salué quelque peu ironiquement "l'évolution notable" de son collègue Arnaud Montebourg sur ce dossier. Mais elle a estimé que le problème n'était pas tant les méthodes d'exploitation des gisements mais les emissions de CO2 liées à cette éventuelle exploitation.

De son côté, le président de l'Union Française des industries pétrolières, Jean-Louis Schilansky, nous a confié sa satisfaction. Mais il reste prudent, il estime qu'il va falloir encore beaucoup de temps avant que l'exploitation des gaz de schiste ne reprenne. Il préfère ainsi dire que la porte est "entrouverte".

Dorothée Balsan et BFM Business