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Alstom: Hitachi pourrait rallier l'offre commune de Mitsubishi et Siemens

Hitachi a déjà coopéré avec Mitsubishi Heavy Industries dans l'énergie.

Hitachi a déjà coopéré avec Mitsubishi Heavy Industries dans l'énergie. - -

Alors qu'une réunion se tient ce jeudi 12 juin à l'Elysée sur le dossier Alstom, le quotidien nippon Nikkei rapporte que le japonais Hitachi pourrait s'associer à l'offre commune de Siemens et Mitsubishi Heavy Industries pour racheter les activités énergie de l'entreprise française.

Le futur champion européen de l'énergie risque de plus en plus de devenir un champion nippon de l'énergie. Alors que François Hollande tient à 8h une réunion sur le dossier Alstom, le quotidien nippon Nikkei rapporte qu'Hitachi pourrait désormais rejoindre Mitsubishi Heavy Industries (MHI) et Siemens pour formuler une offre commune. General Electric est également en course pour racheter certaines activités d'Alstom.

Nikkei cite un haut dirigeant d'Hitachi qui n'a toutefois pas dévoilé son identité. Ces informations ont ensuite été confirmées par le groupe nippon qui indiqué "discuter" de sa participation à cette offre commune.

Les réticences d'Alstom

La veille, Siemens et MHI avaient indiqué qu'il proposerait au plus tard une offre le 16 juin sur Alstom. Dans le schéma actuel, MHI reprendraient les activités de turbines à vapeur ainsi que les réseaux électriques ("grid") d'Alstom tandis que Siemens offrirait de racheter les activités de turbines à gaz. Le projet prévoirait, en outre, que Siemens cède à Alstom ses activités ferroviaires.

Le rôle d'Hitachi est à ce stade inconnu. Mais on sait que le groupe nippon a créé en février dernier une coentreprise avec Mitsubishi Heavy Industries sur les énergies fossiles, montrant la volonté des deux groupes de coopérer pour se renforcer dans l'énergie.

Néanmoins cette offre a de forte chance de se heurter à la direction d'Alstom qui a déjà nettement marqué sa préférence pour General Electric. Mercredi 11 juin, l'entourage d'Alstom a d'ailleurs mis en garde contre un "démantèlement" du fleuron industriel français en cas d'offre commune de l'allemand Siemens et du japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) sur son pôle énergie.

Julien Marion avec Reuters