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Alstom: GE s'engagerait à créer 1.000 emplois

L'Elysée reconnait le travail de GE.

L'Elysée reconnait le travail de GE. - -

Le PDG de General Electric était reçu ce mercredi 28 mai à l'Elysée. Son offre s'est améliorée, il s'engagerait à embaucher 1.000 personnes en trois ans. Mais pour l'Elysée, ce n'est pas encore suffisant.

C'est mieux, mais pas encore cela. C'est, en substance, ce qui est sorti de la réunion ce mercredi 28 mai, entre le PDG de General Electric, Jeff Immelt, et l'Elysée. "L'offre de General Electric s'est améliorée, s'est précisée, s'est renforcée, notamment sur l'emploi", s'est félicitée la Présidence.

GE se serait ainsi engagé à embaucher 1.000 personnes en trois ans, selon une source proche du dossier.

Mais "il reste du travail à accomplir" d'après l'Elysée, sur l'emploi, la localisation des centres de décision, le nucléaire et les énergies renouvelables.

Offre jusqu'au 23 juin

Cette déclaration intervient après que les patrons de GE et de Siemens ont rivalisé de promesses mardi à l'Assemblée nationale pour assurer un avenir à Alstom, en cas de rachat de sa branche énergie.

Le groupe allemand, qui a jusqu'ici simplement exprimé son intérêt, a indiqué qu'il envisageait de présenter une proposition formelle de rachat au plus tard le 16 juin.

Le géant américain a de son côté déposé une offre ferme de 12,35 milliards d'euros qu'Alstom doit examiner d'ici au 23 juin.

"On travaille avec la perspective de deux propositions", a-t-on souligné à l'Elysée.

L'Etat a demandé aux prétendants davantage de garanties sur l'emploi et le devenir du pôle transport d'Alstom, qui se retrouverait seul en cas de cession du pôle énergie représentant environ 70% du chiffre d'affaires total.

"Le processus qui s'est engagé à permis déjà d'améliorer les choses, par contre il y a encore beaucoup à faire", a insisté la présidence.

Sur les lucratives activités de signalisation d'Alstom, "plusieurs schémas sont envisagés", selon l'Elysée.

Diane Lacaze avec agences